Il fallait remonter à novembre 2012 pour voir un joueur inscrire un triplé contre l’OM en Ligue 1. À l’époque, c’était Bafétimbi Gomis avec l’Olympique lyonnais. Quatorze ans plus tard, Lassine Sinayoko devient, ce dimanche 6 septembre, le premier joueur à reproduire cette performance face à Marseille. Il s’agit du tout premier triplé de sa carrière.

Une soirée magique au Vélodrome

Dimanche soir, le Vélodrome espérait s’enflammer. En clôture de la 3e journée de Ligue 1, l’air était électrique pour des Phocéens en reconquête. L’Olympique de Marseille espérait repartir de l’avant après une défaite face à l’AS Monaco, mais c’est finalement le Paris FC qui a fait la fête, grâce à un homme : Lassine Sinayoko.

L’attaquant parisien de 26 ans a tout simplement fait imploser la défense marseillaise. L’international malien s’est offert le premier triplé de sa carrière pour arracher un succès retentissant à l’extérieur (2-3). Une performance rarissime : avant lui, le dernier joueur à avoir claqué trois buts au Vélodrome n’était autre que Bafétimbi Gomis… en 2012 !

Un triplé et un oubli de ballon

Si l’exploit sportif est majuscule, le blason francilien du buteur rajoute forcément du piment. Une rivalité géographique que le héros du soir a pris un malin plaisir à souligner : « C’est mon premier triplé en professionnel, il a une saveur encore plus particulière. On vient de Paris, on fait ça à Marseille, il n’y a rien de plus beau », a-t-il savouré au micro de Ligue 1, un brin narquois.

Dans cette exaltation absolue, Sinayoko en a oublié une tradition sacrée : repartir avec le ballon du match. « Les émotions… Des fois, on fait des trucs et on y pense après. J’étais tellement content, je voulais fêter ça au vestiaire que j’en ai oublié… pas le plus important, mais quand même le plus important », a-t-il concédé dans un grand sourire.

Une ivresse telle qu’il ignorait d’ailleurs s’il était le véritable auteur de sa deuxième réalisation, en attendant la validation de la LFP. Une étourderie anecdotique pour refermer cette parenthèse enchantée : « C’est une soirée de malade mental que je ne risque pas d’oublier… C’est pour ce genre de moments qu’on joue au football. »

Par Abdoulaye Ouattara

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