Après une année entière derrière les barreaux, pour l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, il sied de marquer un temps d’arrêt afin de saluer, avec gravité et émotion, une posture rare dans l’histoire politique récente de notre pays : celle de la résilience silencieuse, de la constance morale et du sens élevé de la République d’un homme d’État, même dans l’épreuve la plus rude.
En effet, même ses pires adversaires auront l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que douze mois de privation de liberté n’ont entamé ni la dignité de l’Homme ni la force du symbole. Au contraire, Choguel Kokalla Maïga incarne aujourd’hui, au-delà de sa personne, une certaine idée du Mali : un Mali debout, exigeant envers lui-même, attaché à sa souveraineté nationale, à sa cohésion sociale, à l’honneur de l’État et au bien-être des Maliens.
Depuis son incarcération, le 19 août 2025, Choguel Kokalla Maïga est demeuré fidèle à son engagement envers les Maliens et à son combat pour le Mali. Chaque fois que notre patrie a été confrontée à des menaces visant sa souveraineté et son intégrité territoriale, il a apporté son soutien indéfectible à la Nation et à ses forces combattantes, les « Moninbodew », les FAMa.
Choguel Kokalla Maïga n’a jamais cessé de soutenir nos vaillantes Forces armées et de sécurité dans leur mission de défense du pays.
Lorsque, à travers la plus abjecte des trahisons, la coalition terroriste du JNIM et du FLA a perpétré, le samedi 25 avril 2026, des attaques terroristes odieuses, barbares, complexes et coordonnées contre la Patrie, ayant notamment entraîné la mort, les armes à la main, de notre ministre de la Défense, feu le Général Sadio Camara, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, depuis sa cellule de détention, a condamné ces attaques avec fermeté et appelé à l’union sacrée autour du Mali.
Son message est demeuré constant : face aux menaces qui pèsent sur la Nation, l’intérêt supérieur du Mali doit transcender les divergences et les clivages.
Lorsque les relations diplomatiques entre le Mali et l’Algérie se sont gravement détériorées, Choguel Kokalla Maïga, en sa qualité de citoyen profondément attaché à l’unité du peuple malien, à la sauvegarde de l’intégrité de son territoire, de sa souveraineté et à la continuité historique de son État, mais également à la solide amitié qui lie les peuples algérien et malien, avait adressé, le 14 janvier 2026, une lettre au Président algérien.
Dans cette correspondance, il rappelait avec une rare lucidité que les dirigeants et les personnalités publiques de nos deux pays, dans tous les domaines et quelles que soient leurs responsabilités, ne devraient jamais perdre de vue que les peuples algérien et malien sont liés par le sang et par une longue histoire commune. Il avait également souligné que les relations entre les deux pays doivent demeurer fraternelles et amicales, quelles que soient les épreuves et les circonstances.
En ce 24 août 2026, à la faveur de la visite à Alger du Premier ministre, chef du Gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, on ne peut que noter, avec honnêteté intellectuelle, que l’histoire semble lui avoir donné raison du fond de sa prison. Occasion de jubilation ? Que nenni ! Comme tout compatriote, Choguel Kokalla Maïga se réjouit du raffermissement des relations entre nos deux pays et souhaite que cette dynamique puisse se consolider davantage dans l’intérêt des deux peuples.
Lorsque le Président français Emmanuel Macron, le 10 mai 2026, au Forum Africa-Forward, à Nairobi, au Kenya, a tenté de présenter une relecture biaisée des faits relatifs au départ de la France du Mali en 2021, la réaction de l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été immédiate et ferme. Il a apporté des précisions factuelles sur ce qu’il considère comme l’implication de la France dans des actions de déstabilisation contre le Mali, réaffirmant ainsi son attachement à la vérité historique et à la défense de la souveraineté nationale.
En un mot, même privé de liberté, Choguel Kokalla Maïga continue son combat contre les ennemis du Mali.
Là où beaucoup auraient pu choisir la rupture partisane, l’invective, la revanche ou l’appel au chaos, il a, pour sa part, opposé la retenue et la fidélité à la Nation, à la République, aux Forces armées maliennes — « les Monè bô denw », comme il aime à les appeler — et au peuple souverain.
Dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et sociales, la manière de traverser l’épreuve en dit souvent davantage que les discours tenus dans le confort du pouvoir.
Même en détention, Choguel Kokalla Maïga continue de rappeler qu’un combat politique peut être mené sans renoncer à l’essentiel, sans sacrifier l’unité nationale sur l’autel des règlements de comptes et sans placer les intérêts individuels au-dessus de ceux de la Nation.
À travers son attitude, c’est une leçon qui est adressée à tous les Maliens : une leçon de persévérance dans l’adversité, de foi dans le destin collectif et de confiance dans la capacité de notre peuple à surmonter les épreuves historiques.
Le Mali traverse une phase difficile et exigeante de son histoire. Les défis sécuritaires, économiques et institutionnels sont réels. Pour autant, ces défis appellent à la lucidité, au courage et à la cohésion nationale, et non à la division ou à l’épuisement mutuel.
La posture de Choguel Kokalla Maïga demeure claire : quelles que soient les épreuves individuelles, le Mali passe avant le sort de chacun. Aucune cause personnelle, aucune ambition et aucune revanche ne sauraient primer sur la cause suprême de la Nation. Cette conviction, profondément ancrée chez Choguel Kokalla Maïga, se résume dans une maxime devenue sa ligne de conduite : « Le Mali d’abord. Le Mali toujours. »
Après une (01) année de détention provisoire, Choguel Kokalla Maïga appelle tous les Maliens à tenir bon, à ne céder ni au découragement ni aux manipulations, encore moins aux discours de haine. Il les exhorte à persévérer dans la voie, certes difficile mais honorable, de la défense de la souveraineté nationale et à continuer de soutenir nos Forces de défense et de sécurité, qui demeurent le socle vivant de la République et le rempart de notre intégrité territoriale.
Choguel Kokalla Maïga exprime également sa profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui continuent de croire en lui, qui ne se lassent pas de le soutenir et qui l’accompagnent dans cette épreuve. Il n’oublie pas non plus tous ceux qui ont cherché, sans y parvenir, à lui rendre visite.
En ce jour de Mawlid, moment de prière, de communion et de recueillement, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga se joint à toute la Oumma islamique pour prier en faveur du retour de la paix, de la stabilité et de la concorde dans notre pays.
Bamako, le 25 août 2026
Équipe Com / PM Choguel Kokalla Maïga