En se confiant à un site international (Sputnik), ce 14 novembre 2023, le Colonel-major, Souleymane DEMBELE, Directeur des relations publiques des armées, a estimé la ville de Kidal n’était pas un objectif stratégique pour les Forces armées maliennes (FAMa), mais plutôt un enjeu.

Par cette démarche, les FAMa, dit-il, cherchent à affermir leur autorité dans la région, tout comme à la sécuriser.
Pour lui, l’entrée de l’armée malienne dans Kidal répondait à l’enjeu d’assurer la sécurité de la population et la consolidation du pouvoir,
«Kidal ne constitue pas un objectif stratégique en tant que tel, parce que la nouvelle dynamique des autorités maliennes c’est de pouvoir assurer de manière autonome la sécurisation de l’ensemble du territoire national», a tranché le colonel-major Souleymane DEMBELE.
L’armée n’était pas présente dans cette ville depuis une dizaine d’années:
«Il fallait mettre pied à Kidal, comme une partie de l’ensemble du territoire national, pour que la sécurité et l’autorité de l’État puissent être effectives», assuré le patron de la DIRPA.
Par ailleurs, a-t-il fait savoir, la coopération militaire avec la Russie a contribué au «renforcement des capacités des forces armées maliennes tant en termes d’équipements que dans la formation des hommes».
Les forces armées ont annoncé le début d’une opération terrestre à Kidal, le 9 novembre, pour sécuriser les lieux et éradiquer les derniers terroristes. Des actions qui servent à appuyer les frappes aériennes, selon les communiqués de la DIRPA.
Deux jours plus tard, les militaires ont fait état de la percée des lignes de défense des terroristes.
Précédemment, le Cadre stratégique permanent (CSP) opérant dans le nord du Mali et ses alliés terroristes s’étaient emparés de la base de Kidal que les Casques bleus de l’Onu avaient quitté cette dernière le 31 octobre.
Le 30 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité, à la demande du gouvernement malien, une résolution sur la fin de la mission de maintien de la paix dans ce pays africain. Le retrait des unités devrait être achevé d’ici le 31 décembre 2023.

Par Abdoulaye OUATTARA

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