Le Collectif pour la Défense des Militaires, dans une lettre adressée le 16 février au ministre de l’Administration territoire, demande la dissolution du Parti Social-démocrate Africain (PSDA) pour avoir posé un acte de haute trahison contre la République et pire à partir de l’extérieur. Le président du PSDA, Ismaël SACKO, accusé dans la note, affirme avoir découvert cette correspondance sur les réseaux sociaux. Il soutient que son parti est avant-gardiste et a décidé de travailler pour l’intérêt et la stabilité du peuple malien. Il souligne que son parti est en phase avec les lois de la république, notamment avec la Charte des partis politiques et la Constitution en vigueur.
Connu pour son soutien démesuré à la transition, le Collectif pour la Défense des Militaires, à l’origine de plusieurs actions contre des partenaires et des concitoyens, a décidé le vendredi 16 février de s’attaquer au PSDA en demandant sa dissolution par le ministre de l’Administration territoriale.
Dans sa lettre, le CDM affirme avoir constaté depuis plusieurs mois les déclarations indignes et irresponsables du président du parti Social-démocrate Africain (PSDA), Ismaël SACKO. Il reproche au président du PSDA, en plus de s’attaquer aux autorités de la Transition Panafricaine du Mali, une Transition qui fait aujourd’hui l’unanimité à l’échelle Africaine et internationale, de lancer également des appels à la division entre les éléments de ce que nous avons de plus cher qu’est l’armée.
« Cette volonté manifeste de vouloir diviser pour arriver à ses fins qui d’ailleurs n’ont rien à avoir avec la vision du peuple souverain du Mali est aujourd’hui inacceptable et intolérable. Il est indéniable que cette posture d’un Chef politique ne peut être considérée que comme un acte de haute trahison contre la République et pire à partir de l’extérieur », accuse le CDM.
C’est pour toutes ces raisons que le CDM, dans sa correspondance, demande la dissolution pure et simple du PSDA qui du coup, devient une véritable menace contre la stabilisation, la cohésion sociale et le vivre Ensemble dans un Mali Un et indivisible.
En attendant la réaction des autorités, le président du PDSA Ismaël SACKO dans un message vocal et une note de clarification, qu’il nous a fait parvenir, précise avoir découvert la lettre sur les réseaux sociaux.
En effet, il a rappelé que le PDSA est un parti avant-gardiste qui a décidé de travailler pour l’intérêt et la stabilité du peuple malien. A ce titre, dit-il, ils ont été une force de proposition dans tous les regroupements dans lesquels ils ont milité.
« Nous avons pris l’initiative d’écrire sur les réseaux sociaux nos propositions pour sortir le Mali de cette crise. Nous n’avons malheureusement pas été entendus. Alors, il nous restait l’option de toucher les failles, de mettre en évidence les incohérences, de mettre à nu la mal gouvernance de notre pays pour que les Maliens comprennent ce qui se passe. Et que les Maliens décident de prendre à corps leur destin. Il s’agit aussi de permettre aux autorités de la transition de rectifier le tir et se mettent réellement au service du Mali et des Maliens », a déclaré M. SACKO.
Par ailleurs, le responsable du parti se défend d’être en phase avec les lois de la république, notamment avec la Charte des partis politiques et la Constitution en vigueur.
« Nous n’avions jamais transgressé ces lois, nous sommes respectueux des lois de notre pays. La charte des partis nous donne la possibilité de dénoncer, de faire des critiques constructives, d’être une force de proposition et de créer les conditions d’une alternative politique et démocratique. Nous sommes pour l’État de droit et le respect de toutes les libertés dont la liberté d’opinion, de manifestation. Nous n’avons fait qu’user de notre droit », a déclaré le président du PSDA.
PAR SIKOU BAH