Notre pays envisage de vacciner plus de 4 millions d’individus contre la Covid-19 cette année, à travers une campagne nationale qui va être lancée aujourd’hui avec l’appui financier de la Banque mondiale à hauteur de 16 milliards de FCFA.

En prélude au lancement de cette campagne, le ministère de la santé et du développement social a tenu une conférence de presse animée par le directeur national du centre d’immunité, Dr Ibrahima DIARRA et par le Secrétaire général par intérim, Souleymane TRAORE.
Occasion d’expliquer les objectifs attendus de cette campagne nationale qui se fera en 9 passages sur l’ensemble du territoire national avec la finalité d’atteindre l’immunité collective que le pays peine à obtenir.
« Il y a une accalmie, mais la pandémie demeure. Il faut continuer d’assurer la vaccination qui va permettre d’obtenir l’immunité collective contre les formes graves », a indiqué M. TRAORE.
Pour lui, la vaccination à ce jour est le meilleur moyen de vaincre cette pandémie dont le 1er cas positif au Mali a été déclaré le 25 mars 2020. Les dernières évaluations font état de 33 000 cas positifs dans notre pays dont 743 décès.
Malgré les efforts des autorités maliennes et les partenaires dans la prévention et le traitement de cette maladie, elle demeure une urgence sanitaire. D’où, a soutenu Dr DIARRA, la nécessité de poursuivre la vaccination jusqu’à l’atteinte de l’immunité collective (70%) qui n’a pas été effective en 2022 lors de la campagne précédente. Lors de cette campagne sur 9 passages programmés, ce sont 5 passages qui ont pu se faire avec un résultat de plus de 2 millions d’individus vaccinés.
«La campagne n’a pas atteint les résultats escomptés à cause notamment de la faible demande, mais aussi des rumeurs », a déclaré le directeur national du Centre d’immunité.
En tirant les enseignements de la campagne de 2022, celle qui sera lancée aujourd’hui œuvra toujours pour l’atteinte de l’immunité collective avec l’objectif de vacciner les 70% de la population pour une cible annuelle de 4 millions d’individus. En plus des personnels sanitaires, les personnes âgées et à comorbidité, l’initiative touchera notamment les 12 ans et plus, les femmes enceintes et allaitantes.
Pour permettre à l’initiative d’atteindre ses objectifs, les stratégies nationales ont été revues en janvier dernier, a affirmé Dr. DIARRA. En plus des approches classiques, des innovations y ont été intégrées en tenant compte l’utilisation des réseaux sociaux.
Aussi, a ajouté le conférencier, des équipes mobiles seront déployées lors des manifestations religieuses, culturelles et sportives pour donner la chance au maximum de personnes de se faire vacciner. De même, il est envisagé d’associer davantage les communautés à l’initiative.
Par ailleurs, il a indiqué que des micro trottoirs et des sketchs seront réalisés dans le cadre de la sensibilisation et l’information sur la covid-19 et la vaccination.
Pour la campagne qui va être lancée ce matin, il est prévu 7 passages. Au cours de chaque étape, 687 549 individus sont attendus pour être vaccinés conformément à la finalité du programme d’ici la fin de l’année. Son coût opérationnel est évalué à plus 16 milliards de FCFA, un appui de la Banque mondiale contre la Covid-19.
S’agissant de la disponibilité des vaccins, il a rassuré que le pays dispose à ce jour plus 11 millions de doses sans compter que celles qui sont attendues.

PAR SIKOU BAH

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