Une délégation de la société civile ivoirienne, constituée notamment d’opérateurs économiques, séjourne à Nioro du Sahel dans le cadre de la médiation pour la libération des mercenaires ivoiriens arrêtés sur notre territoire. Les émissaires avec, à leur tête Aly COULIBALY, conseiller spécial du président Ouattara, ont été reçus par le chérif de Nioro, Bouyé HAIDARA, selon nos sources.

Alors que trois chefs d’État sont attendus aujourd’hui à Bamako pour une visite éclair de quelques heures conformément à la recommandation du dernier sommet extraordinaire de la CEDEAO en vue d’obtenir la libération des « mercenaires ivoiriens », la société civile ivoirienne poursuit sa médiation.
En effet, ce mercredi 28 septembre, le chérif de Nioro du Sahel, Bouyé HAIDARA, a accueilli une forte délégation ivoirienne constituée notamment d’opérateurs économiques qui avaient à leur tête Aly COULIBALY, conseiller spécial du président Ouattara.
Cette mission s’inscrit dans le cadre du dénouement de la brouille entre le Mali et la Côte d’Ivoire liée à l’arrestation des « mercenaires » détenus à Bamako depuis le 10 juillet et qui ont été inculpés par la justice malienne le 15 août pour tentative « d’atteinte à la sûreté de l’État ».
« Depuis le lundi, une délégation ivoirienne séjourne à Nioro. Aujourd’hui (NDLR ce mercredi 28 septembre), une autre délégation venant toujours de la Côte d’Ivoire y est arrivée », nous a affirmé une source proche de la famille du Chérif, le Guide des hamallistes.
Si la 1ere délégation était uniquement composée des représentants de la société civile, quant à la 2e délégation, elle est conduite par le conseiller spécial du président OUATTARA qui s’est rendu à Nioro au bord d’un avion affrété pour la circonstance.
Selon des proches de la famille chérifienne, l’objectif de la mission est de solliciter l’implication de Bouyé HAIDARA dans la résolution de l’affaire des ‘’mercenaires ivoiriens’’, en plus des efforts politiques en cours au sein de la CEDEAO.
Si rien n’a encore filtré officiellement de cette visite, nos sources nous indiquent que le Chérif reste prudent avec la judiciarisation de cette affaire, mais aussi attend la version de fait des autorités maliennes.

PAR SIKOU BAH

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