CRI 2002 a organisé, hier jeudi 4 mai 2023, une table ronde pour partager les résultats et recommandations de ses focus groups sur le renforcement du contrôle démocratique civil du secteur Défense et Sécurité. La cérémonie d’ouverture était présidée, à l’hôtel Kimpeski, par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa MAIGA ; en présence du président de CRI 2002, le Dr Abdoulaye SALL.

L’objectif de cette Table ronde était de restituer et partager les résultats et recommandations issus des Focus Groups dans les cinq Pôles d’Intervention du Projet. Cela, en vue de contribuer au ressourcement du chantier de la Refondation de l’Etat, à travers notamment le recours aux sources et aux valeurs qui ont fondé, fédéré notre pays en matière de défense, sécurité, paix, réconciliation, cohésion sociale.
De même, il s’agit de l’accès des Organisations de la société civile à des informations factuelles sur la façon de promouvoir la transparence et la législation inclusive anti-corruption dans le secteur de la défense et sécurité.
Par ailleurs, les questions de la coopération et l’engagement entre les Organisations de la société civile, l’Organe législatif de la Transition et les Institutions de défense et sécurité établies pour amplifier les voix civiles dans la formulation de politiques anti-corruption, ont été également discutées au cours de cette table ronde.

Le président de CRI 2002, le Dr Abdoulaye SALLA, a affirmé que l’objectif était de ressourcer le processus et la refondation de l’État en marche dans notre pays. Cela, en se référant aux cinq axes de la refondation et la vision du Cadre stratégique, dont l’axe stratégique No 2 est relatif à la défense, à la paix, à la sécurité, à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale.
« Nous avons engrangé un certain nombre de préoccupations et de résultats. La première entente est qu’il y a un déficit de référentiel du contrôle démocratique civil du secteur de la Défense et de la sécurité. Chacun pense ce qu’il veut, dit ce qu’il veut. Mais dans un État, il est bon qu’il y ait des cadres référentiels pour le contrôle démocratique et civil du secteur de la Défense et de la Sécurité », a expliqué le Dr SALL.
Pour lui, il doit y avoir des cadres de référence au niveau national, au niveau déconcentré, au niveau des communes, au niveau des arrondissements, au niveau des villages, quartiers et fractions.
Le deuxième élément important souligné par le Dr SALL concerne les valeurs, les principes, les engagements, les règles du jeu. Pour construire un État de droit, dit-il qu’il faut d’abord une connaissance et une compréhension partagée sur les valeurs, les principes, les engagements et les règles du jeu.
Enfin, il a évoqué la dynamique à mettre en place pour une collaboration entre les organisations de la société civile et les forces armées de Défense et de Sécurité.
Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, le Pr Ibrahim Ikassa MAIGA, s’est dit convaincu par les propos du Dr Abdoulaye SALL et ses paramètres d’analyses des enjeux que notre pays traverse aujourd’hui.
Il a soutenu que cette table ronde offrait l’occasion de partager les propositions et recommandations issues des consultations menées auprès des forces sociales dans les régions et le district de Bamako sur les concepts de forces de défense et sécurité, la collaboration entre les forces de défense et sécurité et les Organisations de la société civile (OSC), la corruption et l’impunité, leurs risques sur la stabilité et le développement durable du pays, l’intégrité et la transparence dans la gestion des affaires publiques.
Il a témoigné que ces actions contribuaient à l’émergence d’un contrôle démocratique civil du secteur défense et sécurité dans un contexte de crise multidimensionnelle, sécuritaire et de refondation de l’Etat.
C’est pourquoi le ministre MAIGA nourrit l’espoir que cette table ronde permette d’analyser les propositions, mais aussi et surtout de proposer des pistes pour un soutien renouvelé de l’ensemble des forces sociales aux forces de défense et de sécurité.
« La sécurité est donc l’affaire de tous, et constitue la priorité des priorités. Car, nous sommes convaincus, il n’y a pas point de société humaine sans sécurité. Je dirai même qu’être en sécurité, c’est commencé à être », a déclaré le Pr Ibrahim Ikassa MAIGA.

PAR MODIBO KONÉ

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