La coordination de «L’Appel du 20 février pour sauver le Mali» se dit préoccupé par l’interpellation et le placement sous mandat de dépôt, le 13 mars 2023, de Mohamed Youssouf BATHILY dit RAS BATH, leader d’opinion et porte-parole du CDR, membre de la coordination. L’information a été donnée à travers un communiqué de la coordination qui reconnait l’appartenance de Ras BATH à leur organisation.

Sous la plume de son coordinateur général, Cheick Mohamed Chérif KONE, «L’Appel du 20 février pour sauver le Mali» rappelle que les motifs des poursuites retenues contre le chroniqueur et l’activiste seraient le ‘’trouble à l’ordre public’’ et la ‘’simulation d’infraction’’ sur la base d’analyse personnelle, à l’occasion d’une conférence publique organisée par un parti politique notoirement connu.
L’application du droit se fondant sur la démonstration juridique et la cohérence des arguments, tant du côté de la poursuite que de la défense, la coordination reste convaincue que les éminents avocats engagés pour sa défense, dont le Professionnalisme et la technicité sont établis, sauront encore une fois, démonter tous les chefs de poursuite, lesquels, dit-elle, manqueraient apparemment de consistance.
«Appelant tous, à rester derrière les conseils qu’elle salue et à faire confiance à la justice, réaffirmant sa solidarité au CDR, à ses nombreux militants, membres et sympathisants », ainsi libellé dans le communiqué.
La coordination de l’organisation de L’Appel du 20 février pour sauver le Mali réaffirme son attachement au respect de la légalité constitutionnelle et aux Principes de l’Etat de droit d’une part, et d’autre part, au serment et aux engagements pris par les gouvernants.
L’option démocratique et la forme républicaine de d’Etat étant irréversibles, elle invite à cet effet l’ensemble des démocrates au rejet de toutes manœuvres tendant à remettre en cause, les principes démocratiques et les valeurs républicaines consacrés par notre constitution, laquelle garantie les droits et libertés fondamentaux, notamment la liberté de réunion, d’association, d’expression et d’opinion, entre autres.
Rappelant ses objectifs, à savoir l’abandon du projet de révision
Constitutionnelle pour défaut de qualité de son auteur d’une part et, d’autre part, le respect du chronogramme des élections, souverainement établi par les autorités de la transition, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel.
Par ailleurs, on apprend que la conférence presse prévue le jeudi 16 mars 2023 à partir de 15 heures, à la Maison de la Presse, a été reporté à une date ultérieure suite au refus du président de la Maison de la tenue de la rencontre au lieu indiqué.
«J’accuse réception de votre lettre citée en objet. Je suis au regret de vous notifier l’impossibilité de mettre la salle de conférence de la Maison de la Presse à votre disposition pour y tenir votre conférence de presse prévue ce jeudi 16 mars 2023 à 15 Heures. Cette décision s’explique par votre refus de collaborer à la recherche de solution à la réparation immédiate de la salle suite aux saccages provoqués lors de votre dernière rencontre dans la salle commune. Elle s’explique aussi par les mesures de prudence prises par la Maison de la Presse pour sécuriser ses installations. En outre, nous sommes surpris de votre décision d’annoncer dans un communiqué rendu public le mardi 14 mars 2023 dans la soirée, la tenue de votre conférence à la Maison de la Presse sans notre accord préalable.», peut-on lire dans une correspondance du président de la MP adressée au coordinateur général de «L’Appel du 20 février pour sauver le Mali».

PAR CHRISTELLE KONE

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