Le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a présidé, hier lundi 6 novembre 2023, la cérémonie d’ouverture des journées de la recherche et de l’innovation. Le thème de cette édition est : ‘’ la recherche et l’innovation technologique au service de l’économie malienne’’. Le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour donner des leçons et faire des révélations. Il a clairement affirmé que les terroristes au Mali étaient ‘’fabriqués, sponsorisés, entraînés et financés par des pays ennemis’’.

En s’adressant aux forces armées et de sécurité malienne, le Premier ministre a souligné ceci : « ne vous découragez jamais, vous pouvez perdre des batailles, mais vous allez gagner la guerre parce que la cause que nous défendons est juste. Quand on défend une cause juste, il ne faut pas céder ».
Il a fait savoir que dans l’histoire, ceux qui ont gagné des batailles sont ceux qui ont défendu des causes justes et ont refusé de céder. C’est pourquoi le chef du gouvernement a insisté à dire que ‘’notre cause est juste, ne cédez pas, notre peuple ne cédera pas. Nos soldats sont sur le terrain sous le soleil, sous la pluie. Ils se sacrifient et on ne sait même pas ceux qui reviendront’’.
Il a déclaré qu’en France quand un militaire meurt on fait des cérémonies pour dire qu’il est mort pour la France alors qu’il est mort au Mali. « Tous ceux qui regardent les enterrements, on n’a jamais dit que quelqu’un était mort pour le Mali. On dit qu’il est mort pour la France », a fait remarquer Choguel Kokalla MAIGA, avant de préciser : « je suis très respectueux de la vie de tous les hommes qui meurent et nous leur seront toujours reconnaissants. Qu’ils soient civils ou militaires, Maliens ou étrangers. On ne peut pas nous intimider avec ça. C’est devenu un outil qui est instrumentalisé pour nous intimider. C’est pourquoi nous avons fait les décomptes et nous savons que 95% des forces étrangères qui sont mortes au Mali sont nos frères africains. Pourtant ils ne sont rien dans l’expansion du terrorisme ».
La répétition étant pédagogique, le Premier ministre a rappelé que le Mali disposait les preuves irréfutables que tous les mouvements terroristes étaient fabriqués, sponsorisés et entretenus tous les jours par les services spéciaux des pays qui veulent nous humilier.
« Nous avons été à l’ONU pour donner nos preuves et on nous a refusé. Nous avons la preuve que la sécurité de notre pays est perturbée par quelqu’un et nous avons décidé de donner les preuves. On dit que vous ne donnez pas les preuves, mais exposez-les à la presse. Nous ne le ferons pas, mais je vous dis que c’est sûr, tous les mouvements terroristes sont entrainés, financés et sponsorisés de l’extérieur. Les citoyens n’ont rien demandé, c’est une guerre qui nous est imposée de l’extérieur », a déclaré le Premier ministre.
Aux populations victimes du terrorisme, Choguel Kokalla MAIGA leur ait donné l’assurance en leur demandant de tenir bon et de garder l’espoir d’un Mali Kura. Il a rassuré que dans quelques années le Mali va devenir un pays où certains vont chercher le Visa pour venir.
« Les populations de Tombouctou, de Taoudéni, de Ménaka, de Gao et de Kidal n’ont rien demandé à personne, mais on est en train de les terroriser pour les amener à céder. Notre Président dit que cela ne passera pas », a-t-il déclaré, avant de lancer un appel aux populations de se démarquer des terroristes et de leurs alliés qui font le double jeu.
« Vous avez trop souffert de ces doubles langages. Nous cherchons la paix et nous disons solennellement que notre main est tendue. Mais on ne nous gifle pas, nous tue et nous demande de donner notre joue pour nous gifler encore. Nous allons aussi vous gifler et vous cogner sur le visage », a lancé Choguel Kokalla MAIGA.
A la direction politique du Mali, le Premier ministre a rappelé les trois principes édictés par le Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA. Des principes qui doivent toujours guider l’action publique. Il s’agit entre autres : la préservation de la souveraineté du Mali ; le libre choix des partenaires stratégiques et enfin la défense des intérêts du peuple malien dans tous les actes posés.
Le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour définir la démocratie à l’africaine. Il a déclaré qu’aucun pays dans le monde ne s’était développé à partir de la démocratie et que tous les pays développés se sont battis sur la sueur et le sang des Africains. Et que c’est quand ils sont devenus riches et stables qu’ils ont cherché à améliorer les conditions des citoyens.
Pour lui, il faut d’abord assurer l’autosuffisance alimentaire pour que le peuple comprenne ce qui se passe dans le pays pour parler de démocratie.
« Il nous faut une démocratie réelle où l’on sait pourquoi l’on vote et pas de voter pour ne pas mourir », a-t-il enseigné.

PAR MODIBO KONE

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