Les rideaux sont tombés sur la 13ème édition biennale de la photographie ‘’Les rencontres de Bamako’’ qui a débuté le 8 décembre 2022. La cérémonie de clôture a été marquée par un versage des participants au Mémorial Modibo KEITA, le vendredi 10 février 2023. C’était en présence du Yamoussa FANE, Chef de cabinet de Ministère de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, de Tidiane SANGARÉ, Directeur général de la Maison Africaine de la photographie et de Cheick DIALLO, délégué général de la dite biennale. Les acteurs de la présente ont été unanimes sur le succès de l’organisation, malgré les défis auxquels fait face notre pays.
Des images contrastées, des illustrations de la vie quotidienne des Maliens et des africains, des hybrides d’image et de peintures, voilà les œuvres des artistes participants qui magnifient les murs du Mémorial Modibo KEITA, sous les mélodieuses cordes de la Kora de Djéli Mady SISSOKO.
En campant le décor, le Directeur général de la Maison Africaine de la photographie a félicité tous les acteurs de cette 13ème édition, puisque, selon lui, le plus grand succès a été de relever le défi de l’organisation.
« A travers cette activité, nous avons su la résilience de notre pays et celle de nos artistes qui, malgré tout, ont participé avec faste à cette activité. Beaucoup de personnes se disaient que la biennale n’aurait pas lieu, mais elle s’est bien tenue », s’est–il réjoui. Il a ainsi précisé que depuis l’ouverture le 8 décembre jusqu’ à la clôture, les expositions étaient sur les différents sites. Sur ce plan, il a tenu à saluer la diversité des œuvres, en termes de quantité et qualité des œuvres.
« En termes d’organisation globale sur les sites, je pense que les participants ont donné satisfaction aux visiteurs. A la différence des autres éditions, c’est l’affluence et la communication autour de l’évènement n’ont pas beaucoup marché. Je pense que cela est dû au caractère dubitatif qui animait les uns et les autres », a-t-il dit.
Quant à Cheick DIALLO, il a rappelé que tous ceux qui vivent au Mali pouvaient comprendre que cela fait quelques années que nous sommes soumis à beaucoup de tensions qui font que les manifestations de cette ampleur peuvent être difficiles à organiser.
« Ça n’a pas empêché que les habitués à la biennale fussent là, malgré tout. Notre ambition était de rendre cette édition populaire, comme pour les années précédentes. C’est pour cela que cette année nous avons trouvé un village de la photographie dont le site était le Buffet de la gare de Bamako. Une exposition a été menée là-bas. Et tous les acteurs s’y rencontraient pour changer de projets et perspectives de leurs activités. Mieux, à travers les images que nous avons véhiculées dans le monde, cette biennale a été une réussite », a-t-il dit.
Il a ainsi félicité les autorités maliennes, qui malgré les embargos et d’autres crises, le Mali n’a pas mis en marge sa culture.
« Les spécialistes de la chose trouvent aussi que cette édition est une des mieux reçues en termes de sélection. Parmi les succès, nous pouvons citer le maintien du Buffet de la gare, parce que cet endroit est un patrimoine qui était un peu moribond, abandonné. Nous lui avions donné une seconde vie. Parce que tous les soirs, les quartiers de la gare vivaient à travers la biennale engendrée comme manifestations. Les autres sites habituels comme le Lycée Ba Aminata DIALLO, la Galerie Medina ont aussi servi de cadre d’expositions que les habitants visitent en permanence », a-t-il martelé.
Selon lui, les activités OFF, comme la projection des films et autres activités culturelles ont aussi agrémenté la chose.
« Dans l’ensemble, nous pouvons dire que cette 13ème édition était une réussite, malgré toutes les difficultés auxquelles nous avons fait face, l’évènement a été une réussite totale », a-t-il insisté.
Yamoussa FANE, représentant du Ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme a rassuré des bonnes impressions de son département, par la tenue des engagements du gouvernement, malgré le contexte très difficile de la Covid 19, et de la crise sécuritaire.
« Que cela soit au plan organisationnel et financier. L’organisation de cette édition est une organisation tripartite, à savoir l’Institut français, le comité d’organisation des ‘’Rencontres de Bamako’’ et le gouvernement malien. Chacun a bien sa partition, c’est ce qui donné ce résultat satisfaisant», a-t-il expliqué.
Signalons que 85 artistes participants de différentes nationalités ont participé à la présente édition.
PAR CHIRSTELLE KONE