Régime d’Assurance Maladie Universelle: une journée d’échanges entre la CANAM et la presse

Les responsables de la presse nationale et les dirigeants de la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) se sont réunis, ce jeudi 8 octobre 2026, à l’hôtel Les Colonnes, à ACI 2000, dans le cadre d’une journée de sensibilisation et d’échanges consacrée aux nouvelles perspectives du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU).

L’événement, initié par l’association Journalisme citoyen, action pour la République (JCAR), en partenariat avec la CANAM, visait à outiller les professionnels des médias afin de favoriser une meilleure appropriation et une vulgarisation efficace des réformes en cours dans le secteur de la protection sociale.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Sory Ibrahima Guindo, conseiller technique chargé de la communication et des affaires juridiques, représentant le directeur général de la CANAM. À ses côtés figuraient Abdramane Alassane Maïga, président du JCAR ; Sériba Traoré, conseiller technique chargé du RAMU ; Moustapha Diawara, représentant de l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) ; et Mme Coulibaly Sirantou Dembélé, chargée de communication de la CANAM.

Dans ses mots de bienvenue, le président du JCAR, Abdramane Alassane Maïga, a indiqué que l’accès à des soins de santé de qualité et à une protection sociale adaptée demeure un enjeu essentiel pour notre pays.

Selon lui, la santé est au cœur de la vie de chaque citoyen et constitue également une condition importante du développement économique et social. C’est pourquoi, souligne-t-il, les évolutions engagées dans le domaine de la couverture maladie méritent d’être expliquées, comprises et largement portées à la connaissance des populations.

« La mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle ouvre, à cet égard, de nouvelles perspectives. Elle implique plusieurs acteurs et soulève nécessairement des interrogations au sein de la population », a affirmé M. Maïga.

À cet effet, explique-t-il, « il est donc indispensable que les citoyens disposent d’une information fiable, claire, simple et accessible, leur permettant de mieux comprendre les changements en cours, leurs droits, leurs obligations ainsi que les mécanismes mis en place pour faciliter leur accès aux soins ».

De son côté, Sory Ibrahima Guindo, après avoir retracé le parcours du RAMU, a indiqué que cette réforme « constitue une évolution importante de notre système de protection sociale. Elle doit permettre de renforcer la solidarité nationale en matière de santé et de favoriser un meilleur accès aux soins pour les différentes catégories de la population ».

Quant à Sériba Traoré, il a mis l’accent sur les avancées de la mise en œuvre du RAMU ainsi que sur les avantages auxquels la population peut s’attendre.

« La finalité du RAMU est de mettre en place un mécanisme de prise en charge offrant plus d’équité entre les citoyens. Sa mise en œuvre va ainsi réunir les différents régimes existants : les mutuelles, l’INPS et la CMSS », a déclaré M. Traoré.

Il n’a pas manqué de relever que ce système, en pleine reconstruction, est confronté à de nombreux défis. Parmi ceux-ci, il a cité la faiblesse du plateau technique dans les zones reculées, le manque de personnel de santé et la mobilisation du secteur informel, qui occupe plus de 70% de la population.

PAR SIKOU BAH