La 1ere session ordinaire du Parlement de la CEDEAO pour le compte de l’année 2024 a officiellement démarré ses travaux, ce lundi 1er juillet 2024, à Abuja au Nigéria. A l’ouverture des travaux qui prendront fin le 24 juillet, le président de la commission de la CEDEAO est encore revenu sur les conséquences du retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de l’organisation, suggérant de tout faire pour éviter « la désintégration ».
C’est parti pour une vingtaine de jours de travaux de la 1ere session ordinaire du Parlement de la CEDEAO marquée par l’élection de la 1ere femme aux commandes de l’institution. Il s’agit de Mme Hadja Memounatou IBRAHIMA qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence du Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO ; des Présidents ou Représentants des autres institutions de la CEDEAO ; des Représentants des Présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale du Nigéria et de plusieurs autres personnalités.
Pour la nouvelle présidente du Parlement de la CEDEAO, la mise en oeuvre des recommandations contenues dans la « Déclaration de Kano », adoptée par les députés de la Communauté en mai 2024, est d’une importance capitale.
En effet, cette déclaration met l’accent sur la nécessité d’initier des discussions, résolutions et législations pour relever les nombreux défis politiques, économiques et sécuritaires que rencontrent la région, notamment sur les plans de l’insécurité et du terrorisme, de l’insécurité alimentaire, de l’immigration irrégulière et des effets néfastes du changement climatique.
Cette session se tient dans un contexte où l’organisation sous régionale est menacée de fragilisation avec le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso qui forment l’Alliance des Etats du Sahel depuis septembre 2023 en vue de mutualiser leurs efforts contre le terrorisme.
Toujours sensible à cette situation, malgré la ferme décision de ces Etats de ne plus faire marche arrière, le président de la commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu TOURAY, soutient que c’est une menace pour l’organisation.
Selon lui, ce retrait, s’il se confirmait, pourrait avoir des conséquences inestimables sur tous les plans pour les citoyens de ces Etats membres notamment la difficulté de bénéficier des avantages de la libre circulation des hommes et des biens dans la sous-région ou encore l’obligation pour les citoyens de ne plus faire usage des passeports de la CEDEAO ou de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO qui leurs offrent des facilités dans tous les Etats membres. Egalement, il aura sans doute des conséquences sur les plans économique, commerciale et institutionnel dans la zone CEDEAO.
Par ailleurs, il a signalé des facilités qui ont été faites aux 4 pays en transition (le Mali, la Guinée Conakry, le Niger et le Burkina Faso) par la Conférence des Chefs d’Etats de la CEDEAO en vue d’engager des discussions pour une sortie de crise. En dépit de ces efforts, il s’accroche au brin d’espoir qui peut exister.
« Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher la désintégration de notre région », a déclaré le Dr Omar Alieu TOURAY.
Egalement, il a appelé à des actions concertées en vue de la consolidation de l’intégration régionale au regard des défis actuels dont fait face la CEDEAO que sont notamment la lutte contre l’insécurité, le terrorisme et la lutte contre la pauvreté.
Par ailleurs, il a félicité la 6ème législature du Parlement de la CEDEAO pour avoir procédé pour la première fois à l’élection d’une femme à la tête de cette institution de la CEDEAO.
« Au nom de mes collègues et du personnel de la Commission, ainsi que des chefs des autres institutions de la CEDEAO, je vous adresse mes plus sincères félicitations Madame la Présidente, aux membres de votre bureau et à l’ensemble des membres de la 6ème législature », a-t-il salué.

PAR SIKOU BAH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *