Les experts des administrations douanières des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) et de l’Office togolais des recettes (OTR) se sont réunis, du 12 au 14 octobre 2026, à Ouagadougou. Les travaux portent notamment sur la mise en place d’un régime tarifaire préférentiel confédéral et l’harmonisation des pratiques douanières.
Cette rencontre préparatoire précède la 5ᵉ réunion des directeurs généraux des douanes de la Confédération des États du Sahel, prévue les 15 et 16 octobre dans la capitale burkinabè. Les administrations douanières des pays de l’AES et du Togo entendent renforcer leur coopération afin de faciliter les échanges commerciaux et de favoriser l’intégration économique régionale.
À l’ouverture des travaux, le directeur général des Douanes du Burkina Faso, l’inspecteur divisionnaire des douanes Yves Kafando, a appelé à une coopération renforcée entre les pays de l’AES et le Togo. Cette démarche vise à harmoniser les pratiques douanières et à améliorer la fluidité des échanges commerciaux, conformément au thème de la rencontre.
Au cœur des discussions, figure la finalisation du projet de décision portant création d’un régime tarifaire préférentiel confédéral. Les experts doivent examiner les règles d’origine des marchandises ainsi que les procédures de reconnaissance et de certification de leur origine confédérale.
L’objectif est de définir les critères permettant de déterminer si une marchandise peut être considérée comme originaire de l’un des pays membres de l’AES, d’identifier les produits éligibles au régime préférentiel et de préciser les modalités d’application des avantages douaniers.
Les participants feront également le point sur la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière réunion des directeurs généraux des douanes, tenue à Bamako (Mali) les 2 et 3 octobre 2025. L’interconnexion des systèmes informatiques douaniers constitue un autre volet important des échanges. Elle doit contribuer à améliorer le suivi des cargaisons, à sécuriser les opérations de transit et à fluidifier l’acheminement des marchandises.
Le renforcement des capacités des administrations douanières, en partenariat avec l’Institut des finances publiques du Burkina Faso (IFPB), ainsi que l’état d’avancement de l’adoption des textes communautaires figurent également à l’ordre du jour.
Le Togo occupe une place particulière dans ces concertations. Le port de Lomé constitue un point d’entrée maritime majeur pour les marchandises destinées aux pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Pour le Togo, cette coopération revêt un enjeu commercial important, compte tenu du rôle du corridor togolais dans l’approvisionnement des pays sahéliens. Yves Kafando a souligné l’importance de l’interconnexion des systèmes pour renforcer la sécurisation des opérations de transit.
À l’issue de la rencontre préparatoire, les experts formuleront des recommandations à l’intention des directeurs généraux des douanes et du commissaire général de l’OTR. Ces propositions serviront de base aux échanges des 15 et 16 octobre.
PAR SIKOU BAH
