Dans une lettre adressée à la Directrice des opérations du Groupe de la Banque mondiale pour le Mali, le ministre de l’Économie et des finances, Alousséni SANOU, sollicite l’institution financière internationale pour, d’une part, autoriser l’acquisition d’engrais à travers la création d’une catégorie de dépenses sur le PDAZAM et, d’autre part, donner son accord à passer, par entente directe, le marché y afférent. Il s’agit de 21 500 tonnes d’engrais à livrer à Bamako pour une valeur de 15 270 810,34 Dollars américains.

En effet, dans le cadre de l’exécution du Projet de Développement de la Productivité et de la diversification Agricole dans les Zones Arides du Mali (PDAZAM), le ministre de l’Économie et des finances a envoyé une requête par laquelle le Gouvernement de la République du Mali sollicite la Banque pour, d’une part, autoriser la création d’une catégorie de dépenses en vue de l’acquisition d’engrais et, d’autre part, donner son accord à passer le marché y afférent par entente directe.

Le ministre SANOU a rappelé que le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Mondiale avaient signé le 16 juillet 2018 un Accord de Don et de Crédit d’un montant de 30 millions de Dollars US chacun en vue du financement du Projet PDAZAM.

Ces ressources, dit-il, ont été complétées par un financement additionnel d’un montant de 30 millions de Dollars US dont l’Accord de crédit y afférent a été signé le 12 décembre 2022.

Aux dires du ministre, l’objectif du PDAZAM est d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience aux chocs climatiques des petits producteurs et ménages ruraux dans les zones Arides ciblées.

« Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire au Mali, le Gouvernement de la République du Mali a décidé d’acquérir à travers le PDAZAM, par entente directe, 21 500 tonnes d’engrais à livrer à Bamako pour une valeur de 15 270 810,34 Dollars américains. Cette acquisition contribuera à faciliter l’accès à l’engrais pour les populations cibles bénéficiaires », a expliqué le ministre des Finances.

Selon ses explications, l’augmentation du prix de l’engrais en 2022, lié à la crise russo-ukrainienne, a fortement réduit le pouvoir d’achat des paysans. Ce qui fait que le déficit d’approvisionnement en intrants agricoles, notamment les fertilisants, a impacté négativement les rendements des Campagnes agricoles 2022 et 2023 au Mali entraînant une détérioration de la situation de la sécurité alimentaire dans le pays.

Selon le ministre SANOU, cette acquisition constitue une nouvelle dépense non prévue initialement dans le cadre du PDAZAM d’où la sollicitation de la Banque mondiale pour son avis de non objection.

Il a précisé que cette nouvelle activité sera financée en supprimant certaines activités initialement prévues dans le cadre du Projet, dont la réalisation s’avère improbable avant la date de clôture du financement.

« La réalisation de l’opération est envisagée par entente directe avec l’Office Chérifienne de Phosphate (OCP). Le choix de cette entreprise s’explique par son expérience avérée en la matière, la disponibilité quasi-permanente des produits et l’avantage de prix qu’elle offre par rapport aux autres entreprises intervenant dans le domaine. Pour rappel, dans le cadre du Programme FSRP- Mali, un Programme financé par la Banque mondiale et géré par la même Unité de Coordination que le PDAZAM, le Gouvernement du Mali a acquis par la même procédure, 15 000 tonnes d’engrais dont la livraison est en cours », a justifié le patron de l’hôtel des finances.

PAR MODIBO KONÉ

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