L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé, le vendredi 25 septembre 2026, à la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture, l’atelier de capitalisation de son projet « Renforcement des systèmes alimentaires de 650 ménages à travers la valorisation des champs écoles agricoles en milieu scolaire au centre du Mali ». 

L’activité était présidée par le Conseiller technique Amadou Cheick TRAORÉ ; en présence du représentant Pays par intérim de la FAO, Kouacou Dominink KOFFY ; de la représentante du gouvernement de la principauté de Monaco, Cécille DAKOUO, partenaire financier qui participait en ligne ; ainsi que des participants venus de Ségou et Mopti.

Il s’agissait de réaliser un bilan de l’intervention du projet en termes de réalisations, de bonnes pratiques et de leçons apprises, en vue de sa mise à l’échelle et de l’amélioration de la conception et de la mise en œuvre des futures interventions en sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

Lancé en 2023, le projet a contribué à renforcer la résilience alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables, notamment à travers la promotion des champs écoles agro-pastoraux (CEAP), le développement du maraîchage et de l’élevage (embouche ovine), l’autonomisation économique des femmes via les Associations villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) ainsi que l’intégration de l’éducation nutritionnelle en milieu scolaire. 

Dans son discours, Kouacou Domining KOFFY s’est réjoui de la mise en place du projet dans les régions de Ségou et Mopti. Il a témoigné que ce projet avait permis d’enregistrer des résultats encourageants, notamment dans le développement du maraîchage, de la pisciculture et de l’embouche ovine. 

Aussi, le représentant par intérim de la FAO avance que les communautés bénéficiaires ont été accompagnées à travers les champs écoles agro-pastoraux et des formations techniques de proximité. Toute chose, selon lui, qui a contribué au renforcement de leurs capacités productives. 

Par ailleurs, Kouacou Domining KOFFY a fait savoir que le lien établi entre la production agricole, les établissements scolaires et les cantines avait permis de sensibiliser davantage les élèves et les communautés à l’importance d’une alimentation saine, diversifiée et fondée sur les produits locaux. 

En somme, le patron de la FAO au Mali prouve que l’appui à la mise en place et au suivi des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) a permis aux femmes bénéficiaires d’accroître leur capacité d’épargne, d’accéder à des financements de proximité et de soutenir le développement d’activités économiques. 

Il a annoncé que les performances des AVEC se traduisaient par une mobilisation d’épargne de 8 590 200 CFA, répartie entre 4 637 350 FCFA à Mopti et 3 952 850 à Ségou. 

Pour sa part, Amadou Cheick TRAORÉ a saisi l’occasion pour dire que la capitalisation des acquis du projet est un moment aussi important pour voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. Il permettra surtout, selon le représentant du ministère, de mettre à l’échelle les bonnes leçons et les leçons apprises. 

« Les résultats atteints, comment mettre à échelle, les résultats atteints. Voir également ce qui a bien marché à Ségou et à Mopti. Comment les amener ailleurs, dans d’autres régions ? », a-t-il suggéré. Enfin, il a soutenu que cet exercice devrait permettre aux participants, d’identifier ces bonnes pratiques et de faire en sorte qu’ils puissent les mettre à échelle dans des zones où les mêmes problèmes se posent.

PAR SABA BALLO

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