Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), tenu à Lomé le 24 septembre 2026 pour sa 152ᵉ session ordinaire, a approuvé un ensemble de nouvelles opérations pour un montant total de 157,5 milliards FCFA, portant à 10 991,6 milliards FCFA le volume cumulé des financements de l’institution depuis sa création en 1973. Parmi ces opérations figure un prêt à court terme destiné à notre pays en vue de son approvisionnement en hydrocarbures. Le montant approuvé est de 8 milliards de FCFA.
Le Conseil d’administration a approuvé un prêt à court terme de 8 milliards de FCFA en faveur de la Société de Transport du Karta « SOTRAKA » SA, pour l’importation et la commercialisation d’hydrocarbures au Mali.
Ce financement doit permettre d’importer environ 20 000 m³ de produits pétroliers afin, selon les termes de la BOAD, de « sécuriser l’approvisionnement énergétique national ».
Cette opération, bien que modeste comparée aux montants engagés sur d’autres dossiers du même Conseil comme le programme d’urgence régional « Djiguiya 2026-2028 » doté de 200 milliards FCFA pour l’ensemble de l’UEMOA revêt une importance particulière pour notre pays, qui est train de tourner la page de la crise énergétique aiguë et celle de carburant.
Ce soutien financier intervient alors que le Mali achève sa première année sous pression menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda qui avait perturbé les axes d’approvisonnnement du Mali en produit et en carburant.
Après des mois de galère, calvaire, la situation s’est fortement améliorée dans de nombreuses localités du pays. Le carburant y est redevenu disponible et les longues files d’attente ont disparu. La tendance est similaire à Ségou et à Koutiala.
En revanche, l’approvisionnement demeure erratique dans plusieurs localités de l’intérieur du pays : à Mopti, les habitants ne disposent toujours que de cinq heures d’électricité par jour, tandis qu’à Bandiagara, le carburant ne s’écoule encore que par le marché noir, à des tarifs largement supérieurs aux prix réglementés.
PAR SIKOU BAH