Depuis fort longtemps, plusieurs voix se lèvent pour réclamer la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) qui, au lieu d’être au service des étudiants, est devenue un sac encombrant. Cette demande de dissolution a été réitérée par les participants aux travaux des états généraux de l’éducation. Ceux-ci ont proposé la suppression de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) au niveau de l’enseignement secondaire et recadrer ses actions au niveau supérieur. La balle est alors dans le camp des autorités pour concrétiser cette volonté du peuple malien soucieux de l’avenir des enfants et du pays.

L’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) créée pour la défense des intérêts des élèves et étudiants est devenue une menace pour l’avenir de ceux-ci. Depuis belle lurette, cette association s’est égarée du bon chemin en abandonnant ses principaux objectifs qui sont pourtant légitimes et pertinents.
Aujourd’hui, la triste réalité est que dans nos écoles secondaires et dans nos universités publiques, ce sont des groupuscules d’étudiants qui imposent leur diktat sur les autres étudiants et sur l’administration. Cela, au vu et au su des autorités.
Avec son corolaire de grèves intempestives et de violences qui se soldent parfois par des blessures et des morts d’hommes, la vie universitaire est devenue un danger dans notre pays.
Le renouvellement des différents bureaux a toujours donné lieu à de violents affrontements à coups d’armes blanches, voire d’armes à feu. Cela s’explique par le fait que l’AEEM a cessé de défendre la cause des étudiants et est devenue une organisation dont les membres courent derrières des avantages pécuniaires.
C’est pourquoi plusieurs voix se sont régulièrement élevées pour exiger la dissolution de cette association accusée d’être à l’origine des violences dans l’espace scolaire et universitaire.
Considérée comme un danger pour l’école et l’avenir des enfants, les participants aux travaux des états généraux de l’éducation, tenus la semaine passée, ont recommandé la suppression de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) au niveau de l’enseignement secondaire et recadrer ses actions au niveau supérieur.
Après cette recommandation, il reste à voir si elle sera appliquée par les autorités. Cette question vaut son pesant d’or quand on sait que ce n’est pas la première fois qu’une telle proposition soit faite, mais son application peine toujours à voir le jour.
Espérons que les autorités de la transition accorderons une oreille attentive à cette sollicitation des Maliens pour interdire l’AEEM, du moins au niveau de l’enseignement secondaire. La concrétisation de cette volonté enlèvera une épine des pieds des parents d’élèves et un ouf de soulagement pour les enfants qui désirent étudier dans les espaces scolaires où la violence est bannie.

PAR MODIBO KONÉ

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