L’ignominie aura duré onze longues années ; onze années durant lesquelles notre peuple a subi, a été bafouillé, méprisé, humilié ; onze années durant lesquelles la glorieuse nation a dû accepter la honte et l’infamie jusqu’à la lie… sous le regard complice et dans la délectation et l’extase de la Communauté internationale avec une armada de 50.000 hommes sur notre territoire. Le calvaire de notre peuple impuissant aura été pénible, frustrant, révoltant… Avec les larmes, chaque Malien se remémore de ses parades insultantes de badauds qui piétinent le drapeau national sur le territoire national, de ces scènes de provocations où les couleurs nationales sont profanées à dos d’ânes ou à travers des cascades de Jakarta… Maintenant, cette infamie fait partie de notre douloureux souvenir.

La ‘‘République fantasmagorique de l’Azawad’’ fut. En tous cas, cette année nous n’avons pas assisté à la célébration de l’indépendance d’un Etat fantoche commémoré chaque 6 avril. Dans la douleur et l’humiliation suprêmes pour le peuple du Mali, mais dans la collusion et la connivence de ceux qui étaient sensés nous aider à restaurer notre intégrité territoriale. Sans aucune réserve due à leur statut, ils prenaient part aux célébrations et narguaient ‘‘les délégations venues du Mali’’.
Face aux autorités, chaque fois tétanisées et souvent sans voix, comment ne pas se rappeler de la protestation patriotique de Feu Soumaila Cissé le 7 avril 2015 quand ‘’ les séparatistes du MNLA et alliés ont célébré ostensiblement le 3ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance du fantomatique état de l’Azawad, à Kidal, à Ber, à Ménaka et à Djebock. Au cours des défilés organisés à cet effet, des individus ont marché sur le drapeau malien’’. Et rendre hommage à lui et à tous les patriotes qui ont été humiliés onze ans durant chaque 6 avril.
Devrions-nous dire merci aux forces armées maliennes pour avoir mis un terme à cet affront et à cette humiliation orchestrés par ceux qui avaient cru pouvoir maintenir définitivement notre peuple sous leur domination et en fonction de leur intérêt en instrumentalisant une partie des Maliens qui a malheureusement succombé au terrorisme et au séparatisme. Filles et fils de cette nation millénaire, ils ont fait leur devoir. Et, reconnaissante, la nation malienne saura se souvenir.
Onze années après le 6 avril 2012, une page se tourne. Comme une revanche de l’histoire, ce 6 avril 2024, celui qui a lu la fameuse déclaration d’indépendance sur France 24, Mossa Ag Attaher, est aujourd’hui ministre de la République ; le drapeau du Mali flotte sur le gouvernorat de Kidal ; l’administration se redéploye progressivement dans la région de Kidal, avec l’installation du préfet du cercle de Tessalit, le Gouverneur de Kidal, le général patriote Ag Gamou donne un ultimatum aux Directeurs Régionaux de Kidal, longtemps absents, de regagner leur poste au plus tard le 17 avril… Et nulle trace de ceux qui défilaient et piétinaient le drapeau du Mali. A Kidal, l’ordre règne désormais avec les FAMa. Les FAMa sont entièrement et exclusivement mobilisées pour faire face avec honneur à leur raison d’être : la défense et la préservation de l’intégrité territoriale, protéger l’unité et la souveraineté nationales, sécuriser les populations et leurs biens au Mali et partout où la liberté et la dignité seraient menacées, pour tout dire incarner constamment la force, la cohésion et l’ambition de notre Nation.
Le Mali est une terre de gloire.

PAR SIKOU BAH

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