Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye MAÏGA, a informé le conseil des Ministres de ce mercredi 13 mars 2024 de la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM).

Depuis plusieurs années, on n’a constaté que l’AEEM ne défend plus les nobles causes des élèves et étudiants conformément à ses objectifs, a rappelé Abdoulaye MAÏGA, ajoutant que le regroupement des élèves et étudiants a été plusieurs fois accusée d’être responsable de violences et affrontements dans le milieu scolaire et universitaire, caractérisés par de nombreux accrochages à main armée entre les différents clans de ladite association.

L’un de ses accrochages évoqués par le ministre de l’Administration est celui « qui remonte à la date du 28 février 2024, ayant causé la mort d’un jeune étudiant de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion et plusieurs blessés graves ».

Ces agissements d’une extrême gravité sont survenus dans la perspective du renouvellement des instances du bureau de coordination de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali et ont provoqué la suspension immédiate de ses activités dans l’espace universitaire jusqu’à nouvel ordre, a rappelé Abdoulaye MAÏGA.

« Des pratiques similaires ont eu lieu en décembre 2017 et celle de 2018 a fait neuf blessés dont deux graves, les forces de sécurité ont arrêté certains membres ayant en leur possession des armes létales, des stupéfiants et de grosses sommes d’argent non justifiées », a-t-il indiqué.

Par conséquent, le ministre d’Etat, de l’administration a décidé de dissoudre l’Association des Elèves et Etudiants du Mali « AEEM » qui s’est détournée de ses objectifs. Mis en place lors de l’avènement de la démocratie dans notre pays, l’AEEM visait à défendre les droits des élèves et des étudiants, mais aussi de faire la promotion de l’éducation.

Cette dissolution, justifie le ministre Abdoulaye MAÏGA, contribue à la réalisation de l’une des recommandations des Assises Nationales de la Refondation : « Pacifier l’espace scolaire et universitaire pour en faire un lieu d’acquisition de savoirs et de connaissances et non de vandalisme et d’agressions permanentes »

Par Bintou Kanadjigui (Stagiaire)

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