La présidente-directrice générale de l’Agence de cessions immobilières (ACI-SA), Mme BAH Rabia TOURÉ, a dénoncé, ce mardi 15 septembre 2026, des pratiques d’usurpation de l’identité de l’Agence et a appelé les citoyens à vérifier toute information avant d’effectuer un paiement. En plus de lancer cette alerte, l’Agence affirme avoir saisi la justice afin de traquer les auteurs et leurs complices.
Depuis plusieurs semaines, de fausses annonces de vente et d’attribution de parcelles circulent au nom de l’ACI-SA et de l’ACI 2000. Elles sont diffusées sur de faux comptes et de faux sites, accompagnées de documents falsifiés et de demandes de paiement par Mobile Money.
Face à cette situation et aux conséquences de l’usurpation de son identité, la PDG de l’ACI-SA a animé un point de presse en présence de responsables des départements concernés ainsi que des services des domaines et de l’urbanisme.
« Depuis le mois de juin 2026, des individus mal intentionnés utilisent frauduleusement le nom, le logo, l’image et certains supports de communication de l’Agence de cessions immobilières (ACI-SA) pour proposer de prétendues opérations de vente de parcelles et solliciter des paiements auprès des citoyens », a déclaré d’emblée Rabia TOURE.
Cette opération d’arnaque a déjà fait de nombreuses victimes dans le pays, car elle s’appuie sur l’identité de l’Agence pour tromper la vigilance des citoyens.
Certaines publications usurpent également le nom ou l’image du MUHDATP afin de donner une apparence officielle à ces offres.
La responsable a conseillé aux citoyens de ne pas se laisser tromper par cette apparence, précisant que ces « publications, offres et sollicitations frauduleuses n’émanent ni de l’ACI-SA ni du MUHDATP ».
Selon elle, ces annonces relèvent d’une manipulation, puisqu’elles n’ont été ni initiées, ni autorisées ni validées par les structures concernées. À l’heure de l’évolution technologique, elle a rappelé qu’un visuel ne constitue plus une preuve de vérité :
« Un logo peut être copié. Une photographie peut être détournée. Un communiqué peut être falsifié. Une fausse publication peut être fabriquée. L’apparence officielle d’une publication ne garantit donc pas son authenticité. »
Contrairement à la procédure suivie par les auteurs de ces fausses annonces, l’attribution des parcelles de l’ACI-SA obéit à des principes administratifs encadrés. Comme l’a expliqué la PDG, une parcelle de l’ACI-SA ne s’achète ni sur Facebook, ni sur WhatsApp, ni par l’intermédiaire d’une plateforme en ligne qui n’est pas officiellement habilitée par l’Agence.
En outre, a-t-elle ajouté, l’ACI-SA ne demande jamais à ses clients d’effectuer un paiement par Orange Money, Mobile Money ou sur un numéro personnel.
Mme BAH Rabia TOURÉ a ainsi insisté sur le fait qu’aucun individu ne peut légitimement réclamer, au nom de l’ACI-SA, le versement de 50 000 F CFA au titre de frais de dossier sur un numéro personnel, ni demander un transfert pour « bloquer » ou « réserver » une parcelle, ou encore le paiement, par Mobile Money, de 10%, 20% ou de tout autre pourcentage du prix d’une parcelle.
La responsable de l’ACI-SA a également annoncé avoir saisi les services compétents afin que des enquêtes soient menées. Elle a précisé qu’une procédure judiciaire avait été engagée auprès du Pôle national de cybercriminalité du pays.
« Nous collaborerons pleinement avec les services compétents afin que les auteurs, coauteurs et éventuels complices répondent de leurs actes conformément à la loi. Notre démarche ne vise pas seulement à protéger le nom et l’image de l’ACI-SA. Elle vise avant tout à protéger les citoyens, leur épargne et leurs données personnelles », a-t-elle souligné.
L’Agence invite, par conséquent, les personnes déjà victimes de ces pratiques à ne supprimer aucune preuve. Ces éléments pourraient contribuer à l’enquête.
PAR SIKOU BAH