Le ministre malien des Affaires étrangères a déclaré que le Mali restait membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), bien que le pays ait quitté la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Abdoulaye DIOP a affirmé que malgré le retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le pays va rester membre de l’UEMOA.

Malgré sa sortie de la CEDEAO, le Mali restera membre de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye DIOP.
Le 9 janvier 2022, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avait imposé une batterie de mesures économiques et diplomatiques vigoureuses à l’encontre du Mali pour sanctionner l’intention des autorités de la transition de se maintenir au pouvoir pendant cinq ans.
Malgré son statut maintenu au sein de l’UEMOA, le Mali a pris la décision souveraine de se retirer de la CEDEAO.
Jusqu’au 28 janvier 2024, notre pays était membre des deux organisations régionales avant que les autorités de la transition ne jugent nécessaire de rompre les liens avec la CEDEAO.
La décision de rester au sein de l’UEMOA, aux côtés des nations telles que le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, témoigne d’une approche stratégique dans le contexte des relations économiques régionales. Les huit États membres de l’UEMOA utilisent le Franc CFA, une monnaie arrimée à l’euro, renforçant ainsi les liens économiques et monétaires entre eux.
«La CEDEAO est devenue une menace» pour les pays réfractaires, estime Bamako.
C’est le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, qui a fait ce constat à l’ORTM suite au retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO.
D’après le chef de la diplomatie malienne, la Communauté «a été instrumentalisée contre les institutions de nos pays, contre nos États, contre nos populations».
Il a souligné que l’organisation avait pris des «mesures coercitives», qui ont impacté les populations, et est allée jusqu’à brandir la «menace d’intervention militaire».
Face à ces actions, le Mali, le Burkina et le Niger ont pris une «décision de survie», insiste M. DIOP.
«Nous pensons que nos pays ont plus intérêt à être hors de la CEDEAO, hors de portée de ces actions de déstabilisation pour pouvoir nous réorganiser et aussi tirer profit de toutes les opportunités qui se présentent pour pouvoir travailler avec les pays qui le souhaitent», a conclu le ministre.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la CEDEAO dans un communiqué conjoint diffusé le 28 janvier.
Par la suite, le Mali et le Burkina Faso ont envoyé à la Communauté une «notification formelle» de leur retrait de l’organisation.

Par Abdoulaye OUATTARA

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