La Fondation Santé-environnement a lancé la première édition de ses distinctions pour magnifier les actions et les initiatives des acteurs et des organisations en matière de protection de la santé et l’environnement. C’était le mardi 30 avril au siège de la Fondation à Magnambougou, à la faveur d’une conférence de presse. La conférence a été animée par le président de la commission de sélection, le Dr Salif SAMAKÉ et Mme MAIGA Fatoumata SOKONA, membre du groupe d’experts. C’était en présence de plusieurs membres de la Fondation.

Les candidatures de cette première édition qui se tient dans le cadre de la quinzaine de l’environnement, qui se tient chaque année au mois de juin, seront bouclées le 20 mai courant.

L’objectif de ces distinctions est de contribuer à la réduction de l’impact des risques environnementaux sur la santé.

Aussi, il s’agit d’encourager les acteurs et les organisations à aligner leur programme  sur les politiques et stratégies nationales relatives à la protection de la santé et environnement ; d’amener les acteurs et les organisations à s’investir dans la protection de la santé et de l’environnement et à s’engager à respecter un ensemble de critère ; d’encourager les acteurs et les organisations à intégrer les mesures de protections de la santé et environnement dans leurs interventions et pratiques.

En campant le décor, Mme MAIGA Fatoumata SOKONA a expliqué que la Fondation Santé-environnement focalise ses actions sur comment gérer l’impact des risques environnementaux sur la santé. Selon elle, le médecin traite les conséquences de l’impact des risques environnementaux sur la santé. Comme exemple, Mme MAIGA Fatoumata SOKONA a expliqué qu’il faudrait boire ou manger quelque chose pour avoir la diarrhée.

« Nous sommes dans un environnement qui a trois dimensions à savoir l’eau, l’air et le sol. Il n’y a pas de pollution sans l’homme qui apporte sa contribution en polluant l’air, en salissant l’eau et en souillant le sol. L’objectif de la Fondation Santé-environnement est de gérer cette interface. Une seule personne ne peut pas le faire, et les chercheurs ont beau fait des recherches si elles ne sont pas médiatisées les objectifs ne seront pas atteints », a déclaré Fatoumata SOKONA.

Pour sa part, le Dr Salif SAMAKÉ, président de la commission de sélection, dira que la plupart des problèmes que nous vivons actuellement comme maladie, mortalité et morbidité ont un lien avec les déterminants de la santé.

« Actuellement, il y a des maladies qu’on ne voyait pas avant ou qui concernaient une certaine catégorie de personne. Maintenant, ces maladies sont généralisées et il n’y a pas d’âge ni de sexe », a-t-il fait remarquer.

Selon le Dr SAMAKÉ, la Fondation a signé une convention tripartite avec le ministère chargé de l’Environnement et le ministère chargé de la santé, dans le but d’accompagner la coordination de tout ce qui se fait dans ce domaine.

Le but de la Fondation étant de mettre en exergue l’interface entre la santé et l’environnement.

Pour ce faire, affirme Salif SAMAKÉ, la Fondation dispose d’un plan d’action pour accompagner les deux départements. Selon lui, une des actions de ce plan d’action est de mettre en place un dispositif de distinction et de reconnaissance pour magnifier les actions et les initiatives des acteurs et des organisations posant en matière de protection de la santé et l’environnement.

Aussi, aux dires du président de la commission de sélection, les distinctions visent à magnifier, à valoriser et à encourager les actions posées.

« Une personne qui bénéficiera de cette distinction, pourra voir sa notoriété s’accroître car la personne sera connue. Le fait que son travail soit apprécié par un jury multisectoriel donne du crédit à ce que la personne a fait et ça lui donne naturellement de la visibilité car le message est véhiculé par les médias. Aussi, il se peut qu’à l’avenir, les personnes distinguées servent de champions, d’Ambassadeurs pour promouvoir quelque chose dans le domaine de la santé-environnement. Les lauréats peuvent être des partenaires potentiels pour la Fondation qui est en train de monter des projets, faire des études et des recherches. Donc les lauréats seront en pole position pour travailler avec la Fondation », a détaillé le Dr Salif SAMAKÉ.

L’on apprend qu’il y a, au total, six distinctions, à savoir : la grande distinction, la distinction sur la recherche et l’innovation ; le prix pour le jeune talent pour encourager la jeunesse à s’impliquer sur les questions d’environnement ; le prix spécial pour les médias ; le prix sur les actions communautaires ; le prix sur le genre.

Comme critères de sélection, par exemple, les organisations doivent disposer d’une politique de protection de l’environnement et cette politique doit être alignée à la politique nationale. Elles doivent aussi avoir une politique de formation des ressources humaines sur la protection de l’environnement. Elle peut concerner la gestion des déchets médicaux ou les déchets en général ; des innovations pour diminuer la consommation de l’énergie et réduire l’utilisation du bois pour protéger nos forêts…

PAR MODIBO KONÉ

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