En prélude à la deuxième édition du Salon de la rentrée universitaire, prévue les 17, 18 et 19 septembre 2026 au Parc des expositions de Bamako (FEBAK), les organisateurs ont animé, le vendredi dernier, une conférence de presse à la Direction générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’objectif était de présenter les ambitions de cette rencontre dédiée à l’orientation, à la formation et à l’avenir de la jeunesse malienne.
Cette rencontre avec les médias a permis aux organisateurs de présenter les objectifs, les innovations et les grandes articulations de ce rendez-vous qui entend réunir les principaux acteurs de l’enseignement supérieur et du monde professionnel.
La conférence était animée par le directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Fana TANGARA, le représentant de la Conférence des Recteurs, le Dr Mamadou KOUMARÉ ; le représentant des promoteurs d’universités privées, Dr Mamadou DIALLO ; le représentant de la CCIM, Fily MALLÉ…
Placée sous le thème « L’enseignement supérieur et la vision du Mali Kura gnèta sira ka ben san 2063 ma », cette deuxième édition se veut un espace de dialogue et de réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur au Mali et son adéquation avec les ambitions nationales à long terme.
L’un des principaux objectifs du Salon est d’apporter aux nouveaux bacheliers et à leurs parents des informations fiables et diversifiées sur les possibilités de formation disponibles au Mali. Pour les organisateurs, le choix d’une filière constitue une étape déterminante dans la construction de l’avenir professionnel d’un jeune.
« Choisir sa filière, c’est choisir son avenir », telle est l’idée qui sous-tend l’organisation de ce Salon. L’événement permettra ainsi aux apprenants de mieux connaître les offres de formation proposées aussi bien par les établissements publics que par les universités privées.
Le Pr Fana Tangara s’est réjoui de la tenue de cette deuxième édition, qui intervient dans un contexte particulièrement important pour le secteur éducatif. Il a notamment souligné qu’elle coïncide avec l’Année de l’éducation et de la culture, décrétée par les autorités maliennes.
Selon lui, cette circonstance donne une dimension particulière au Salon, qui doit contribuer à la réflexion sur les actions à entreprendre pour atteindre les objectifs de la vision « Mali Kura ».
Pour le directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Salon ne se limite pas à une simple présentation des établissements et de leurs offres de formation. Il constitue surtout un espace d’échanges entre les apprenants, les établissements d’enseignement supérieur, les entreprises et les autres acteurs du développement.
Le Salon doit notamment permettre aux entreprises et aux sociétés de faire connaître leurs besoins en compétences. Cette démarche devrait favoriser une meilleure adéquation entre les formations dispensées dans les établissements d’enseignement supérieur et les exigences du marché de l’emploi.
L’objectif est ainsi de contribuer à réduire le décalage entre les compétences acquises par les diplômés et les profils recherchés par les employeurs.
Le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique figurera également parmi les préoccupations abordées au cours de cette rencontre.
Cette deuxième édition du Salon de la rentrée universitaire réunira des acteurs issus de plusieurs secteurs d’activités. Au total, 108 stands seront mis à la disposition des participants afin de leur permettre de présenter leurs établissements, leurs offres de formation, leurs services et leurs opportunités.
Plusieurs panels sont également prévus durant les trois jours de l’événement. Ces espaces de discussion permettront aux spécialistes et aux différents acteurs de l’enseignement supérieur de débattre de problématiques liées à la formation, à l’orientation, à l’employabilité, à la recherche et au financement du secteur.
Le représentant des promoteurs d’universités privées, Dr Mamadou DIALLO, a salué l’initiative, qu’il considère comme une « idée géniale » en raison de sa capacité à rapprocher les différents acteurs de l’éducation et ceux du marché de l’emploi.
Revenant sur la première édition, il a estimé que celle-ci avait produit un impact positif et contribué à renforcer les échanges entre les établissements de formation, les étudiants, les parents et le secteur professionnel.
Pour le Dr DIALLO, le Mali doit désormais renforcer son système d’enseignement supérieur afin de disposer de ressources humaines capables d’accompagner ses ambitions de développement.
À terme, l’ambition affichée est de contribuer au retour du Mali dans le concert des grandes nations, en misant notamment sur une jeunesse bien formée, compétente et capable de porter les ambitions de la vision « Mali Kura ».
PAR MODIBO KONÉ