La troisième réunion du Comité de pilotage du Programme de protection, de retour et de réintégration des migrants en Afrique subsaharienne (MPRR-SSA) s’est tenue le jeudi 1er octobre 2026 à Bamako.

Placée sous la présidence du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, la rencontre a réuni les représentants de l’Union européenne, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ainsi que des acteurs de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

L’objectif est d’évaluer sur le long terme la viabilité des projets, la situation économique des bénéficiaires et leur insertion au sein de leurs communautés d’accueil ou d’origine.

De cette rencontre, il ressort que depuis 2022, ce sont plus de 27 800 ressortissants maliens qui ont pu être accompagnés pour regagner leur pays d’origine sur une base volontaire. 

À cela s’ajoute l’assistance apportée à 1 518 migrants étrangers en transit sur le territoire malien, aidés à retourner dans leur État d’origine ; une catégorie distincte des retours nationaux.

Au-delà de la logistique du retour, l’enjeu primordial réside dans la réintégration durable. Les chiffres présentés font état de : Plus de 14 000 projets économiques soutenus ; Près de 10 000 formations professionnelles dispensées.

De même, environ 19 000 prises en charge psychosociales sont réalisées.

Toutefois, les autorités rappellent que ces différentes formes d’assistance peuvent se croiser et concerner un même bénéficiaire, ne constituant pas un décompte brut de personnes uniques.

Conscient des défis liés à la pérennité de ces actions, le ministre Mossa Ag ATTAHER a insisté sur la nécessité d’un suivi plus rigoureux des activités génératrices de revenus. 

Pour optimiser ces efforts, le gouvernement ambitionne d’harmoniser le MPRR-SSA avec la Politique nationale de migration et le Cadre national pour la réintégration. 

Une synergie qui associe étroitement l’État, les collectivités territoriales, l’OIM et les partenaires financiers.

Lancé en 2022 avec un budget régional initial de 333,8 millions d’euros ; dont 330 millions financés par l’Union européenne ; le programme couvre 16 pays d’Afrique subsaharienne, dont le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Sénégal, la Guinée et la Côte d’Ivoire.

Une deuxième phase, dotée d’un financement régional supplémentaire de 80 millions d’euros, se profile pour amplifier la dynamique. Elle permettra de renforcer les capacités nationales de prise en charge, d’améliorer le suivi des personnes installées et de faciliter leur orientation vers les filières d’emploi, de formation et de développement local.

Par Abdoulaye OUATTARA

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