Pour la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), s’exprimant ce mercredi 8 novembre à son siège sur la situation politique et sécuritaire du pays, « l’occupation de toutes les ex emprises de la MINUSMA ne saurait être la fin du conflit » ; à l’origine la reprise des hostilités entre les Forces armées maliennes et le CSP.

Le comité exécutif du parti CODEM s’était réuni en session extraordinaire, le mercredi dernier, sous la présidence de Housseini Amion GUINDO qui avait à ses côtés plusieurs responsables du parti. L’ordre du jour a porté sur la situation socio-politique, économique et sécuritaire de notre pays.
Après l’examen de ces situations, le parti, dans sa déclaration ayant sanctionné la rencontre, dresse un constat alarmant avec « l’aggravation sans précédent de la crise multidimensionnelle caractérisée » par une situation socio-économique désastreuse et l’insécurité grandissante sur presque toute l’étendue du territoire malien.
En outre, a ajouté la CODEM, la crise s’est empirée avec la reprise des hostilités entre le Gouvernement de transition et une partie des mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation réunis au sein du CSP-PSD. En effet, depuis début août, les affrontements entre la CMA et les FAMa n’ont pas cessé. Des affrontements enclenchés par les rebelles consécutivement à la décision de la MINUSMA de transférer ses emprises aux autorités maliennes.
« C’est le lieu pour nous de réaffirmer notre soutien indéfectible et ferme à notre armée dans sa lutte contre le terrorisme », indique la CODEM dans sa déclaration lue par son secrétaire général, Alassane ABBA.
Sans doute, pour le parti de la Quenouille, les affrontements armés entre les FAMa et le CSP-PSD renforcent logiquement le JNIM et l’EIGS dans leurs funestes desseins.
« De toute évidence, l’occupation de toutes les ex emprises de la MINUSMA ne saurait être la fin du conflit. C’est plutôt le départ d’une aventure pleine de douleurs pour notre peuple », a alerté la CODEM, ajoutant que le focus sur la menace CSP-PSD « met en berne la lutte existentielle contre l’hydre terroriste qui tisse patiemment sa toile et qui est en train d’émailler l’ensemble du territoire ».
Encore à cette occasion, le parti a réitéré son appel au cessez-le-feu avec le « CSP-PSD afin de donner une chance aux négociations, loin d’affaiblir la Transition, ne ferait que renforcer la posture d’hommes d’État de ceux qui la dirige ».
La question de la crise énergétique qui alimente et entretient les frustrations et les colères a été également abordée par le parti de Housseini Amion GUINDO qui a estimé que cette situation avait été la résultante de plusieurs années de la politique de l’autruche ayant creusé des gaps entre les recettes générées par EDM et les charges supportées.
« Remédier à ce problème nécessite une réforme structurelle profonde qu’un pouvoir de Transition n’a ni le temps ni les moyens d’entreprendre », a estimé la CODEM.
Suite à ces constats, pour la CODEM l’alternative viable à la crise énergétique et aux différentes crises que traversent le Mali est l’organisation d’élections transparentes dans les délais convenus avec le peuple malien et la communauté internationale.
Parce que cette option, commente la CODEM, permet au pays de retrouver un ordre constitutionnel normal ; de renouer avec l’ensemble de nos partenaires ; de faire face aux grands défis et amorcer une véritable réconciliation nationale.

PAR SIKOU BAH

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