Dans le cadre de l’Axe 3 de la lettre de cadrage du Président de la Transition, consacré à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a échangé, hier lundi 5 octobre 2026, avec les acteurs de la filière bétail-viande.
La rencontre avait pour objectif de faire le point sur la disponibilité de la viande, de comprendre les raisons de la hausse des prix et surtout de trouver des solutions pour faire baisser les prix. Elle s’est tenue en présence de représentants du ministère chargé de l’Élevage, du ministère de l’Économie et des Finances ainsi que des services techniques concernés.
Les discussions engagées depuis avril dernier avaient permis de retenir plusieurs mesures. Il s’agissait notamment d’ouvrir et de sécuriser les marchés à bétail à l’intérieur du pays, de limiter les exportations, d’améliorer la disponibilité de l’aliment pour bétail et de créer de nouveaux marchés sécurisés autour de Bamako.
Malgré ces mesures, le prix moyen national du kilogramme de viande avec os est passé de 3 211 F CFA fin avril à 3 502 F CFA entre le 28 septembre et le 4 octobre 2026.
À Bamako, le kilogramme de viande avec os est actuellement vendu entre 4 300 et 4 500 F CFA, contre 3 800 à 4 000 F CFA en avril. La viande sans os coûte, quant à elle, environ 5 000 F CFA le kilogramme.
Dans son intervention, le ministre a appelé à aller au-delà du simple constat et à agir sur les différents niveaux de la filière. Il a notamment cité les coûts de production et de transport, l’approvisionnement des marchés et les difficultés dans certains circuits de vente.
Plusieurs solutions ont été discutées, notamment la diversification et la sécurisation des « garbals », l’amélioration de l’approvisionnement des marchés en bétail et la sécurisation des routes utilisées pour le transport des animaux.
La question de l’aliment pour bétail a également occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont évoqué la recherche de solutions alternatives afin de réduire les coûts de production.
Le ministre a enfin insisté sur la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs pour ramener progressivement les prix à un niveau plus stable. Sur ses instructions, le cadre de concertation se réunira chaque semaine afin de rechercher des solutions concrètes et mesurables, dans l’intérêt des consommateurs et pour assurer la stabilité du marché de la viande.
Par AT