Les travaux de la 2e session ordinaire du District de Bamako ont été ouverts, hier jeudi 22 juin, par le maire Adama SANGARE. Outre les aspects financiers, l’ordre du jour retient l’examen du plan climat du District qui a diagnostiqué une forte émission de gaz à effet de serre. Le secteur des transports pollue le plus dans le District.

Cette session qui se déroule à la mairie centrale réunit pendant 5 jours les membres du conseil du District et des responsables des services techniques de ladite collectivité. Au menu de la rencontre : la situation financière de la mairie, le budget additionnel, le point de la situation de l’assainissement, du balayage, du curage des caniveaux et l’examen du plan climat.
Lançant les travaux de ladite session consacrée en grande partie au budget additionnel, pour le maire Adama SANGARE c’est une occasion de corriger et ajuster les insuffisances du budget primitif.
La présente session revêt, selon lui, un caractère particulier compte tenu des orientations données par le département de tutelle concernant la gestion de l’assainissement de la ville de Bamako et le paiement des dettes.
« La mairie est assez endettée et les ressources n’arrivent pas à couvrir les différents mandats émis », a alerté Adama SANGARE. D’où son appel aux services techniques de se consacrer davantage à l’amélioration des recettes.
La mairie semble également être dépassée par l’épineuse question de l’assainissement de Bamako. Un problème, reconnaît le maire Adama SANGARE, auquel il n’arrive pas à trouver une solution malgré les efforts constants.
Après l’ouverture de la séance, Amadou B YALCOUYE, Directeur général par intérim de l’Agence de développement régional du District de Bamako, s’est penché sur le plan climat de la mairie centrale.
En 2019, ladite collectivité a pris la décision politique d’aller à cette initiative dont le contenu est soumis au conseil du District avant sa présentation aux partenaires.
Ce plan qui aborde l’accès à l’énergie durable et pour le climat vise essentiellement à travailler sur les questions d’adaptation au changement climatique en lien avec les inondations, les sècheresses ; l’atténuation aux conséquences du gaz à effet de serre pour le District de Bamako.
Selon le directeur intérimaire de l’ADR, ce plan est basé sur 16 axes stratégiques, à travers 99 fiches projets élaborées avec la contribution des habitants des six communes du District de Bamako et leurs élus communaux.
« Les grandes villes sont des espaces de production et de consommation de beaucoup d’énergies dont les conséquences sont l’émission de gaz à effet de serre », a indiqué M. YALCOUYE, en précisant que le secteur des transports pollue le plus en termes d’émission de gaz à effet de serre suivi de l’utilisation énorme du charbon de bois et de bois dans les zones résidentielles de la capitale.
L’une des alternatives à cette problématique, a-t-il préconisé, est d’agir sur ces deux secteurs en développant le secteur des transports en commun, d’améliorer le Park auto très vieillissant dans notre pays et de faciliter l’accès des résidents de Bamako aux énergies renouvelables en termes de cuissons propres.
Par ailleurs, sur la base de ce programme qui peut aller jusqu’en 2050, le District dispose maintenant d’une carte d’inondation de l’ensemble de ses espaces.
« Aujourd’hui, on a un outil d’aide à la décision qui permettra aux mairies d’intervenir en amont sur l’ensemble des sites vulnérables du district de Bamako », a déclaré le responsable de l’ADR.

PAR SIKOU BAH

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