Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP, a tenu le vendredi 12 avril 2024, une rencontre d’informations et d’échanges avec le Corps diplomatique et consulaire accrédité au Mali au sujet de l’appropriation nationale du processus de paix en cours dans notre pays. Prenant part à cette rencontre, le président du Comité de pilotage du dialogue inter-maliens, l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi MAIGA dit Pinochet, a affirmé devant les diplomates que l’idée d’un dialogue direct entre les Maliens n’est dirigé contre aucun pays ni aucune organisation régionale, sous régionale ou internationale.

L’occasion pour Pinochet de rappeler que le Dialogue inter-maliens a été initié par le président de la Transition pour permettre aux Maliens de se parler et de trouver des solutions aux problèmes maliens.
De ce point de vue, on comprend, dit-il, que l’idée d’un dialogue direct entre les Maliens n’est dirigée contre aucun pays, ni aucune organisation régionale, sous régionale ou internationale.
Le Chef de l’État, a-t-il expliqué, tirant les leçons de plus d’une décennie de crises cycliques et multidimensionnelles et des dérives, voire des échecs, des diverses tentatives de résolution, annonçait solennellement l’initiative d’un dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation au Mali.
Pour ce faire, le Comité installé le 05 février 2024, s’était mis immédiatement au travail pour produire les termes de référence qui ont été validés au cours d’un atelier national qui a réuni à Bamako des représentants des 19 régions et du District et leurs gouverneurs respectifs et de ceux des Maliens établis à l’extérieur.
Il a été surtout l’occasion de constater la convergence de vue entre le Chef de l’État et ses concitoyens.
S’il est vrai que certaines théories de médiation soutiennent la nécessité de la présence d’une troisième partie entre deux protagonistes pour faciliter les négociations et aboutir éventuellement à un accord rationnel.
Pour l’ancien PM, cette rationalité qui reste toujours limitée s’effrite dès que la troisième partie soutient l’une des parties dans la gestion des zones d’incertitudes.
«C’est bien ce qui a été le cas de la médiation internationale dans la mise en œuvre de l’Accord dont elle s’est elle-même portée garante», a-t-il déploré.
Selon lui, elle s’est disqualifiée par certaines de ses prises de position pas toujours latentes et des encouragements clairs de certains acteurs dans leur défiance à l’État.
C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le Chef de l’État s’est retourné vers les mécanismes locaux de médiation qui ont fait leurs preuves, en Afrique et au Mali et des principes cardinaux de fonctionnement de notre pays.
«Dans la vision du Chef de l’État, les Maliens ne peuvent plus faire traiter leurs problèmes par procuration. Ils sont les maîtres de leur destin commun. Alors ils doivent se retrouver entre eux, se pardonner et poursuivre leur vie en commun», a-t-il fait savoir.
Pour lui, le dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation trouve ainsi toute sa justification.
Il tient en outre ses origines des trois principes qui désormais guident l’action publique au Mali, à savoir :
« Le respect de la souveraineté du Mali ;
Le respect des choix stratégiques opérés par le Mali ;
La défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décision »
Au regard de ces principes, on comprend, dit-il, que l’idée d’un dialogue direct entre les maliens n’est dirigé contre aucun pays, ni aucune organisation régionale, sous régionale ou internationale.
«Le Mali respecte la souveraineté des État autant qu’il tient au respect de la tienne. Il a offert par le passé, ses bons offices pour concilier des jeunes États africains indépendants. À priori, il ne rejette aucune médiation qui respecte les intérêts de son peuple et l’intégrité de son territoire », a-t-il précisé.
Pour Ousmane Issoufi MAIGA, ce dialogue marquera la participation inclusive de tous les Maliens où qu’ils se trouvent et sera ouvert à toutes les thématiques d’intérêt national visant à favoriser la restauration de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.
C’est pourquoi, il a tenu à inviter les frères et amis du Mali à soutenir cette initiative de dialogue direct inter-maliens dont l’issu favorable, dit-il, sera sans doute le début d’une nouvelle ère de paix et de stabilité pour notre sous-région et pour l’Afrique entière.

Par Abdoulaye OUATTARA

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