Depuis un certain temps, on assiste à une floraison d’opérateurs économiques qui vraisemblablement ne sont que des « guetteurs de marchés publics ». Des opérateurs qui se croient tout permis en foulant au pied les principes élémentaires en matière de passation de marchés publics. Le tout basé sur le manque d’honnêteté, d’intégrité et d’équité dans tous les aspects de l’activité. C’est pourquoi les relations entre fournisseurs sont en train de devenir un monde de méchanceté et d’attaques gratuites.
Pourtant, les normes éthiques les plus élevées sont appliquées dans toutes les transactions d’achat, et les fournisseurs sont choisis en fonction des politiques d’achat de l’Etat et des critères de sélection bien définis.
Les services étatiques, en particulier celui qui participe à n’importe quelle phase de la passation de marchés, doit déclarer toute affiliation avec les fournisseurs et ne doit divulguer aucune information confidentielle concernant les besoins d’un projet ou bien de priver les autres soumissionnaires d’informations qui placeraient un soumissionnaire ou un groupe de soumissionnaires dans une position plus avantageuse que les autres. Cela inclut la révélation d’autres propositions-devis, des conditions et des modalités des autres soumissionnaires, etc.
Selon les explications d’un expert du domaine, malgré tout cet arsenal basé sur les règles juridiques et réglementaires, les éternels insatisfaits s’en prennent aux honnêtes et crédibles fournisseurs dont certains ont des expériences avérées dans leurs domaines respectifs.
« Au Mali, de nos jours, chacun fait tout et tout le monde pense que ça peut et doit marcher pour lui dans tous les domaines. Malheureusement, tel n’est pas encore le cas dans la passation des marchés publics, qui obéit à des textes.
En la matière, certains disent qu’il y a de la corruption, qui est le fait d’offrir, de donner, de recevoir ou de solliciter, directement ou indirectement, tout objet de valeur pour influencer l’action de l’Entité contractante dans le processus de passation de marchés ou dans l’exécution du contrat », a expliqué notre interlocuteur.
Souvent, ajoute-il, on dit qu’il y a la fraude, qui correspond à tout acte ou omission, y compris une fausse déclaration, qui trompe ou tente de tromper, sciemment ou par imprudence, l’Entité contractante dans le processus de passation de marchés ou dans l’exécution d’un contrat, afin d’obtenir un gain financier ou tout autre avantage pour se soustraire à une obligation. C’est-à-dire des dénonciations fallacieuses sans fondement ni preuve.
Notre interlocuteur a déploré le fait que ces néophytes méprisent les principes régissant l’attribution des marchés. ‘’La responsabilité de la passation des marchés, y compris l’attribution et l’exécution des contrats, incombe à la mission, entité contractante. Elle a l’obligation de veiller à ce que les fonds confiés par les donateurs soient utilisés de manière appropriée, en tenant compte de l’économie et de l’efficacité, et sans considération d’influences politiques ou non économiques », explique-t-il.
Par ailleurs, dira-t-il que le processus de passation de marchés est généralement guidé par : la qualité des biens, des travaux et des services ; l’efficacité et l’économie ; l’égalité des chances et la libre concurrence ; la transparence dans le processus et une documentation adéquate ; et les normes éthiques les plus élevées dans toutes les activités de passation de marchés.
« L’appel d’offres est la méthode acceptée utilisée par toutes les entités commerciales et publiques pour les marchés impliquant des contrats de grande envergure et/ou de nature complexe. L’appel d’offres peut être ouvert aux soumissionnaires locaux ou internationaux, en fonction des exigences concernant les biens, travaux ou services faisant l’objet de l’appel d’offres.
Un fournisseur ambulant, un homme à la quête du pain quotidien, sans déclaration vis-à-vis des textes du pays, ne peuvent pas prétendre à un marché, mais ils peuvent se rabattre sur la place publique, dénonçant et accusant sans preuve le travail abattu par les services de l’Etat et les fonctionnaires et fournisseurs intègres qui travaillent dans ce domaine », fustige l’expert du domaine.

PAR MODIBO KONÉ

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