Le parking d’Ouolofobougou, qui fait face au Centre d’Orientation professionnelle de coupure et de couture (COPCC) et la Mairie de la commune III, est devenu de nos jours, un lieu de débauche, selon les témoignages des populations riveraines. Aussi, ces magasins sont devenus le quartier général des bandits de tout genre, au vu et au su des autorités publiques, notamment le maire de la Commune III, Djiré Mariam DIALLO.

Face à cette situation très inquiétante, le Directeur général du Centre d’orientation professionnelle de coupure et de couture (COPCC), Sambou FANE, a animé une conférence de presse, ce mercredi 7 février 2024, pour attirer, l’attention des autorités nationales ces deux phénomènes qui prennent de l’ampleur devant les élèves, avant de demander la démolition pure et simple de ces magasins qui deviennent le Quartier général (QG) des bandits.

Dans ses explications, le conférencier Sambou FANE a tout d’abord rappelé qu’en 2018, le Collectif des associations de Bamako (CABA) avait alerté les autorités administratives et politique et la population de Bamako, singulièrement celle de la Commune III, que la Mairie du District de Bamako et la Mairie de la Commune III, continuaient à occuper le parking au profit de la construction d’un marché, malgré la lettre d’opposition n°0006/MHD-DNUH du 04 juin 2018 du directeur national de l’Urbanisme au Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme.
Par ailleurs, le DG du COPCC a soutenu que cette décision des deux collectivités (mairie du district et mairie de la Commune III) violait tout simplement la vocation de cet espace réservé comme Parking en faveur de la population de la Commune III, particulièrement le quartier d’Ouolofobougou.
Toutefois, Sambou FANE, en se basant sur des documents authentiques, a expliqué qu’un Protocole d’accord avaient été signé le 23 février 2018, entre la Mairie du District et la mairie de la Commune III, en partenariat avec une soi-disant société dénommée ‘’PACRAY’’. Dans ledit protocole, selon le conférencier, les signataires ont convenu de construire un marché sur le Parking de Ouolofobougou, à l’initiative d’un programme, pour soulager les sinistrés de l’incendie du marché Rose le 20 mars 2014 qui, pour lui, n’était qu’un coup fabriqué afin de piétiner la vocation du parking de Ouolofobougou.
Par contre, le directeur général du COPCC, a témoigné dans son propos, que la direction nationale de l’Urbanisme, dans une note d’information adressée au Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, avait attiré l’attention des autorités nationales sur les risques d’insécurité que va occasionner l’occupation du parking en face du Centre d’Orientation professionnelle de coupure et de couture (COPCC).
« …la construction d’un marché sur ce parking sera préjudiciable pour la population et le COPCC. Car, l’espace indiqué est le seul espace dont dispose le quartier d’Ouolofobougou. Le site est situé dans l’emprise du domaine ferroviaire ; tout en insistant que la fonction parking de ce site a l’avantage de résoudre le problème de stationnement dans la zone pour l’intérêt général et favorise également les activités des structures environnementales, dont la Mairie de la Commune III et le COPCC », précise la note d’information de l’Urbanisme.
En somme, le hic de cette affaire est que l’espace devrait être aménagé avec des matériels démontables pour une durée de trois ans comme prévu dans le programme. Mais, à la grande surprise de la population, affirme-t-il, des petits magasins ont été construits en dur, toute chose qui n’était pas prévue dans le programme des deux collectivités. Alors que ledit parking était très souvent utilisé comme espace marchand à l’approche des fêtes de fin d’années.

Pire, ce jour, ces magasins sont déguisés en chambres de passe, et un lieu de toute sorte de délinquances. En effet, cet espace qui fait face au COPCC et la Mairie de la Commune III mérite une démolition immédiate non seulement pour la sécurité de la population ; mais aussi pour l’avenir des apprenants du COPCC.
Car, des gens sont victimes de bandits et des cas d’assassinats sont souvent signalés sur le lieu indiqué.
Pour preuve, le mercredi 31 janvier 2024, les agents du service RAVEC de la Mairie de la Commune III sont venus constater que leur service qui fait face au site, était saccagé et pillé par des individus inconnus. Toute chose qui prouve que même la mairie n’est pas à l’abri de ces délinquants.

En tout cas, le ministre des Transports et des Infrastructures est interpellé dans cette affaire de soi-disant marché. Parce que, au moment où le train siffle et les infrastructures ferroviaires sont en réhabilitation, des autorités municipales s’adonnent à des pratiques douteuses sur l’emprise des rails. Ces magasins dépravés dans le Parking de Ouolofobougou sont à quelques dix mètres, à peu près, des rails.
Le ministère des Transports peut-il mettre la vie des populations en danger en offrant cet espace au profit d’un marché ? Cette question mérite une réponse claire du ministre chargé des Transports, DEMBELE Madina SISSOKO.
Outre le ministère des Transports, le ministère de l’Industrie et du Commerce ; et celui de l’Économie et des finances ont aussi leur part de responsabilité dans cette affaire de Parking de Ouolofobougou qui créée l’insomnie en commune III.
Est-ce que la Société ‘’PACRAY’’ est-elle reconnue au Mali ? Est-elle enregistrée dans le registre du Commerce de l’État malien ?
D’où vient le financement de ce soi-disant programme de ‘’PACRAY’’ ? Ce sont entre autres ; des questions qui restent sur les lèvres des populations riveraines. Nous y reviendrons…

Par SABA BALLO

 

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