Le président du Comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens, Ousmane Issoufi MAIGA, non moins ancien Premier ministre, a animé une conférence de presse, hier mardi 20 février 2024, à la Maison de la Presse, sur l’organisation du Dialogue Inter-Maliens. C’était en présence de certains membres du Comité dont Jean Bosko KONARE, Aminata Dramane TRAORE, Bandiougou DANTE…

Cette rencontre avec les Hommes de média visait, selon le principal conférencier, à informer l’opinion nationale sur l’organisation du Dialogue inter-maliens. Ousmane Issoufi MAIGA a saisi l’occasion pour inviter la presse à appuyer ce processus pour sa réussite.
Selon le président Ousmane Issoufi MAIGA, le Comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens compte environ 150 membres qui sont repartis en sous commissions pour organiser le dialogue proprement dit. Il a informé que l’atelier de validation des termes de référence se tiendra le 26 février prochain.
Au cours de la conférence, le président du Comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens a rappelé que beaucoup de recommandations et de décisions avaient été prises lors des foras passés. Entre temps, dit-il, il y a eu un changement de régime.
Par ailleurs, l’ancien Premier a appelé l’ensemble des Maliens et des Maliennes à se retrouver autour de l’essentiel qui est la recherche de la paix, la réconciliation nationale, le vivre ensemble et la cohésion sociale. Tous ces maux, soutient-il, ne sont pas nouveaux dans notre pays. Il a rappelé que beaucoup de foras avaient été organisés autour de ces maux (Conférence d’entente nationale, la Charte pour la paix, le dialogue national inclusif, les Assises nationales de la refondation…).
En retournant jusqu’à 1991, selon le président du Comité, les accords de Tamarasset et les différents accords de Ouagadougou, il y a eu aussi beaucoup d’états généraux sur la jeunesse, l’administration territoriale, l’éducation…
Le Conférencier Ousmane Issoufi MAIGA a déploré le fait que les Maliens aient, jusqu’à preuve de contraire, des difficultés pour se retrouver dans le vestibule pour se dire la vérité yeux dans les yeux en évoquant le développement du Pays. C’est pourquoi, selon le doyen MAIGA, le Chef de l’État Assimi GOITA a décidé que les Maliens et les Maliennes se retrouvent dans toutes leurs diversités et leurs composantes pour parler de paix, de réconciliation, de développement et de vivre ensemble en tenant compte aussi de la situation géopolitique internationale.
Pour lui, les questions centrales que tous les Maliens doivent avoir des réponses sont entre autres : comment nous pouvons sortir de ces crises répétitives qui sont devenues cycliques (le terrorisme, le Banditisme, le narco trafiquant…) ? Comment les populations peuvent proposer des solutions endogènes qui nous permettent d’éradiquer tous ces maux que souffre le Pays ? On nous demande comment négocier avec la CMA, Iyad Agaly, Amadou Kounffa, et où sont-ils ?

Aux dires du Conférencier, il va y avoir le dialogue avec ces personnes citées si bien qu’ils sont des Maliens et les Maliens vont se parler.
« Mais, ceux-là qui ont pris les armes contre leur pays et qui ont disparu devront-ils déposer les armes parce qu’ils sont poursuivis aussi par la justice de leur pays. Qu’ils se mettent dans la disposition de la justice de leur pays pour échanger pourquoi ils ne veulent pas déposer les armes, puisqu’ils sont des Maliens, ils doivent répondre devant la justice. En tout état de cause, il appartient aux populations de décider de ce qui va arriver aux uns et aux autres. Comment nous pouvons se parler et se réconcilier entre nous, sans arme pour le développement endogène de notre pays. Voilà les questions centrales auxquelles nous tous devront répondre », a-t-il insisté.
Dans ses propos, le conférencier a déclaré que les Maliens devraient tourner la page de ce moment de crise pour revenir autour de la table sous l’arbre à palabre, sous le Togouna et dans le vestibule pour échanger, se dire la vérité yeux dans les yeux et demander pardon les uns aux autres.
En somme, l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi MAIGA, a soutenu que l’idée du dialogue était venue du Président de la Transition. Mais, les constats prouvent, selon lui, que l’ensemble des Maliens est favorable à cette initiative du dialogue.
A travers le pays, indique-t-il, les Maliens demandent à ce que ce dialogue soit structuré autour des grandes préoccupations du pays.
Ainsi, le Président du Comité de pilotage a promis que tous les documents des différents foras seront mis à la disposition des participants de ce dialogue. Il a demandé aux participants d’exploiter ces documents et en tirer les conclusions finales qui permettront aux Maliens de ne plus parler de terrorisme, de banditisme, de vol, et amener les Maliens au Travail.
« Il faut que nous acceptions de travailler pour développer notre pays. Qu’on quitte cette haine, ces difficultés, cette méchanceté. Pourquoi se tourner le dos alors que nous sommes parents et amis », s’interroge-t-il.
Le Président du Comité de pilotage a demandé l’appui des Hommes de média pour la réussite de ce rendez-vous historique sans faire appel à des experts étrangers pour nous écrire ce que nous savons écrire.
Le Conférencier a reconnu que les Hommes de média ont toutes les compétences nécessaires pour pouvoir faire de ce dialogue une réussite.

« Tout sera mis sur la table sans tabou. Tout ce qui fâche va être dit dans la convivialité, dans le respect. On demande aux Maliens de se rassembler, de s’excuser, de se pardonner, de se dire la vérité, et de se mettre au travail. Notre pays souffre tout simplement, parce qu’il y a énormément de problème dans notre pays. Seuls les Maliens peuvent trouver des solutions à ces difficultés », a déclaré Ousmane Issoufi MAIGA.
Pour terminer, le président du Comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens a annoncé qu’aucun budget n’est mis à sa disposition pour organiser ce dialogue.

Par SABA BALLO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *