Les principaux pays producteurs de coton dénommés C-4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) affirment que les subventions accordées aux pays industrialisés ont une répercussion sur les prix dans leur pays, rapporte le site d’information trtafrika.com.

Les pays africains producteurs de coton demandent à l’OMC de trouver une solution à la «distorsion» du commerce du coton causé par les pays industrialisés.
Cet appel est intervenu à la veille de la réunion ministérielle de l’OMC qui s’est ouverte lundi dernier à Abou Dhabi.
«Depuis 20 ans, les distorsions causées au commerce du coton continuent de compromettre la vie de millions de producteurs de coton en Afrique », a déclaré le ministre tchadien de l’industrie et du commerce, Ahmat Abdelkerim, lors d’une conférence de presse tenue dimanche à Abou Dhabi au nom du C-4.
Le C-4 a également appelé à des réparations pour les dommages causés jusqu’à présent. Il souhaite que la question du coton soit retirée du dossier agricole afin de faire avancer les discussions.
La Côte d’Ivoire et le C-4 ont soumis un projet de décision sur le coton à l’Organisation mondiale du commerce pour étude lors de la conférence qui s’ouvre lundi aux Émirats arabes unis.
Mais le ministre tchadien a estimé que ce projet de décision «n’a pas été pris en compte» alors que le coton est important «non seulement pour la création d’emplois, mais aussi pour la sécurité alimentaire».
«Il contribuera énormément à la paix en Afrique », a-t-il ajouté.
Le secteur du coton emploie plus de 20 millions de personnes dans le C-4 et représente 2 milliards de dollars, selon Ibrahim Malloum, représentant tchadien chargé des questions commerciales.
«Il s’agit d’une question d’équité et de justice économique», a ajouté le ministre malien de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo, lors de la même conférence de presse.
Il est peu probable que la question agricole progresse lors de la réunion de l’OMC, car plusieurs pays s’opposent farouchement aux mesures proposées, craignant qu’elles ne perturbent les marchés alimentaires mondiaux.

Par Abdoulaye OUATTARA

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