Le ministère en charge des Transports et des infrastructures à travers l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER), organise du 25 juin au 1er juillet 2024, une Caravane de sensibilisation à la sécurité routière sur les axes routiers Bamako-Sikasso-Hèrèmakono (frontière Burkina Faso) et Sikasso-Zegoua (frontière Mali-Côte d’Ivoire). La cérémonie de lancement officiel a eu lieu, ce lundi 24 juin 2024, dans la cour du ministre des Transports et des infrastructures.
C’est le ministre, lui-même, DEMBELE Madina SISSOKO, qui a procédé au lancement des activités en présence du directeur général de l’ANASER, Ousmane Ba MAIGA ; des directeurs généraux de la police et de la Gendarmerie nationale.
Cette caravane, selon les initiateurs, vise à sensibiliser les usagers de la route afin de réduire les accidents de la circulation routière.
Dans son discours, le ministre DEMBELE Madina SISSOKO a tout d’abord rappelé que son département avait initié le 12 juillet 2023, la même caravane sur les axes routiers Bamako-Koulikoro ; Bamako-Ségou et Bamako-Bougouni-Kolondièba et Kadiana.
Elle a déclaré que cette année, c’est le tour des axes routiers Bamako-Sikasso-Hèrèmakono (frontière Burkina Faso) et Sikasso-Zegoua (frontière Mali-Côte d’Ivoire).
Le choix porté sur ces axes routiers, selon DEMBELE Madina SISSOKO, n’est pas fait au hasard. Parce que, aux dires du ministre, les hautes autorités du pays viennent d’inaugurer les nouvelles infrastructures routières ouvertes à la circulation dans la région de Sikasso. Il s’agit notamment, selon elle, des deux fois deux de la traversée de la ville de Sikasso, de l’échangeur du viaduc et de 10 kilomètres de voies urbaines dans la ville de Sikasso, de la bretelle Kadiolo-Zegoua et de quatre kilomètres de voiries urbaines à l’intérieure de la ville de Kadiolo.
Toutefois, le ministre des transports et des Infrastructures a signalé que si ces nombreuses infrastructures routières contribueraient au désenclavement et au développement de la région, il n’en demeure pas moins qu’on enregistre régulièrement des accidents de la circulation routière ; parfois tragiques d’autant plus qu’elle traverse les lieux de grands regroupements comme le marché central de Sikasso, et longe plusieurs établissements scolaires.
A titre indicatif, Dembele Madina SISSOKO a témoigné que la région de Sikasso avait enregistré 515 cas d’accidents pour 748 blessés et 35 morts, soit 5, 08% du taux national en 2023.
On se souvient, tout récemment, ajoute le ministre, de l’accident tragique du Car de transport voyageur en direction de Burkina Faso qui a fait 42 morts et 28 blessés le mardi 27 février 2024, aux environs de dix-sept heures, sur le pont traversant le fleuve Badiè de la route nationale n°7 sur le tronçon Koumantou-Nièna. Ensuite, le 1er juin 2024, ajoute-t-elle, aux environs de 7 heures, sur l’axe Bamako-Bougouni, un car de transport en commun de passagers et un véhicule personnel sont entrés en collision à quelques encablures de Zambouroula. Elle a annoncé que le bilan de ce choc avait fait trois morts sur place, deux blessés graves et un important dégât matériel.
«On ne saurait nier le facteur humain dans la survenance des accidents de circulation routière cités », a-t-elle avancé.
Cependant, Madina SISSOKO a soutenu que si tous les usagers de la route respectaient le code de la route, il réduirait significativement les accidents.
Elle a expliqué que la sécurité routière concerne aujourd’hui tout le monde. Dès lors, affirme-t-elle, la Caravane de sensibilisation à la sécurité routière s’adresse à tous les usagers et les riverains de la route. Une personne sensibilisée à la sécurité routière est une personne avisée.
Pour sa part, le Directeur général de la police a déploré que les usagers de la route (piéton, cycliste, automobiliste) soient morts ou grièvement blessés par les accidents de la circulation.
Selon le constat du DG de la police, le plus grand nombre d’accidents est généralement dû au non-respect du code de la route. En illustrant son propos, il a expliqué que le port de la ceinture de sécurité protégerait la vie du conducteur en cas de choc violent. Aussi, il a dénoncé que l’accès de vitesse ne permet pas au conducteur de maîtriser son véhicule.
Selon le DG de la police, le téléphone au volant accapare l’attention du conducteur au détriment de la conduite de la circulation routière. Enfin, il a conseillé aux usagers de changer leur comportement, de changer leur manière de conduire. Cela pourrait, selon lui, non seulement protéger notre propre vie mais aussi celle des autres.
A signaler que la remise des panneaux à la police et à la gendarmerie ainsi que la signature de la Charte de la sécurité routière ont marqué la cérémonie.

PAR SABA BALLO

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