Après avoir annoncé la mise en place des délégations spéciales, quelques semaines plutôt, le ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye MAIGA, a informé ce mercredi 22 novembre le conseil des ministres de la dissolution du Conseil du District de Bamako et des Conseils communaux des Communes II et IV du District de Bamako. Ces collectivités sont accusées de rupture des services rendus aux populations en matière d’assainissement et des irrégularités constatées dans leur gestion administrative, financière et comptable. Pour lesdites collectivités, des délégations spéciales seront constituées dans les plus brefs délais.

Le Conseil des Ministres, sur proposition du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, a procédé à la dissolution des Conseils du District de Bamako et des Communes II et IV du District de Bamako conformément aux dispositions de la Loi portant Code des Collectivités territoriales et celle portant Statut particulier du District de Bamako.
En lieu et place, le ministre propose des délégations spéciales dont les membres qui seront nommés sans délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales rempliront les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales.
Pour le ministre MAIGA, ces mesures sont nécessaires, parce qu’il s’agit de prendre les mesures idoines pour assainir la gestion du District de Bamako et des Communes II et IV du District de Bamako. En effet, la gestion de plusieurs collectivités sont décriées à cause de la mauvaise gouvernance. Des faits corroborés par différents rapports du Bureau du Vérificateur qui estime l’ampleur de la corruption à plusieurs milliards de perte pour l’Etat.
« Ces dissolutions interviennent suite à la rupture des services rendus aux populations en matière d’assainissement et des irrégularités constatées dans leur gestion administrative, financière et comptable », précise le ministre Abdoulaye MAIGA.
Déjà, les maires de deux des trois collectivités concernées par cette décision (District de Bamako, commune II) ont été inculpés pour des faits de corruption. Et actuellement, le maire Adama SANGARE est en prison dans l’affaire de la zone aéroportuaire. Dans ce dossier, il est accusé d’avoir vendu des parcelles qui révèleraient du domaine de l’aéroport du Mali.
Pour rappel, à l’annonce des délégations spéciales pour certaines communes, le parti CODEM avait dénoncé l’approche unilatérale du ministre qui n’a pas consulté les partis politiques.

PAR SIKOU BAH

 

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