Les travaux de la session d’avril du Conseil national de Transition (CNT) ont pris fin, ce jeudi 4 juillet 2024. A cette occasion, l’organe législatif de la transition a endossé des prises de positions du gouvernement sur notamment la suspension des activités des partis politiques…

Le locateur du perchoir, Malick DIAW, président la cérémonie de clôture de cette session, a donné la position du CNT sur plusieurs actualités et décisions prises par l’exécutif.

Sans surprise, l’organe législatif de la transition dit soutenir la décision du gouvernement de suspendre les activités des partis et mouvements à caractère politique.

Cette restriction en application depuis le 10 avril dernier est justifiée, selon Malick DIAW, au regard du contexte dans notre pays qui traverse une phase cruciale et décisive. D’ailleurs en violation à cette décision, 10 leaders politiques en réunion dans un domicile privé ont été inculpés par la justice pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».  La 11e personne, Me Mohamed Aly BATHILY est en liberté grâce à son statut d’avocat.

« Nous les soutenons, car elles sont gages de cohésion. Et comme le Président de la Transition l’a demandé à tous les acteurs, il urge de mettre la maison Mali au-dessus de tout intérêt partisan ou communautaire et de cultiver un esprit de paix », a insisté le président Malick DIAW.

« Si vous voulez la démocratie, disait récemment un homme d’Etat, accrochez-vous à votre souveraineté. Et si vous voulez la paix, aimez votre nation. L’avenir appartient aux patriotes, aux nations souveraines et indépendantes qui protègent leurs citoyens. Il faut d’abord un Etat pour parler de démocratie », a-t-il enchérit, alors que des voix s’élèvent pour le respect des valeurs démocratiques et pour le retour à l’ordre constitutionnel.

En clair, pour lui la priorité c’est la sauvegarde de l’Etat du Mali et non celle de la démocratie.

En quête de la paix depuis 2012, le président Malick DIAW insiste sur la responsabilité collective de faire avancer le pays en suivant les recommandations issues du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation. Celui-ci a formulé plus de 200 résolutions avec notamment l’option du dialogue avec les chefs terroristes maliens (Iyad Ag GHALI et Amadou Kouffa).

« La paix que nous voulons est désormais à la portée de notre peuple et il nous faut impérativement saisir cette opportunité. Nous sommes à la croisée des chemins, le Mali a besoin de l’apport de chacune de ses filles et de chacun de ses fils », a indiqué M. DIAW.

Le processus inter-Maliens initié par le président Assimi GOITA est à la phase d’élaboration de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix par une commission constituée de plusieurs personnalités et présidée par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi MAIGA.

« Nous appelons de tous nos vœux à faire taire nos incompréhensions et laisser la place à un esprit positif et constructif tourné vers la paix et la stabilité, sources de développement », a-t-il exhorté, soutenant que la « paix, la cohésion sociale, l’entente et la quiétude n’ont pas de prix ».

Par ailleurs, le président du CNT a regretté les dernières agitations marquées par la grève du SYNABEF suite à l’arrestation de leur secrétaire général, Hamadoun BAH, dont la gestion a mobilisé toute la République. Selon lui, ces agitations ont malheureusement perturbé ce beau climat social qui prévalait.

« Il convient que tous restent dans le strict respect du pacte social. Le Conseil national de Transition y tient car, il apporte à notre peuple, le progrès, la stabilité qui permettent d’améliorer les conditions de travail. Nous invitons l’ensemble des acteurs à la concertation et au dialogue. Notre pays a besoin de paix, de calme, d’entente et personne n’a le droit de trahir ou de compromettre l’espoir du Peuple malien », a-t-il indiqué.

PAR SIKOU BAH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *