Le Conseiller technique au ministre de la Santé, Hamadoun DICKO, a présidé ce jeudi 11 mai la restitution des résultats de l’extension de l’initiative réponse communautaire COVID-19 dans 41 Districts sanitaires de 8 régions du Mali. L’initiative a permis de mobiliser la communauté pour sa santé et a favorisé le dépistage et la vaccination de nombreux sujets.

Plusieurs acteurs de la santé et des agents de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont participé à la journée dont l’objectif était de procéder à la restitution des résultats issus de la réponse communautaire COVID-19 pour une meilleure appropriation et de préparer les prochaines étapes.
L’initiative soutenue financièrement par l’OMS consistait à impliquer davantage la communauté dans la réponse contre la Covid-19. La phase d’extension de l’initiative a concerné dans 41 Districts sanitaires de 8 régions du Mali.
« Nous avons apporté des interventions auprès de la communauté. Il est alors important de faire le point», a indiqué le Dr Pomme Parciekle JOSE, point focal initiative réponse communautaire COVID-19 de l’OMS, tout en tirant les leçons de cette démarche communautaire pour les prochaines phases.
Déjà à la restitution de cette étape, le Dr Pomme Parciekle JOSE s’est réjoui que l’implication des communautés à la lutte contre la pandémie a permis d’obtenir des résultats significatifs dans près de 50% des aires de santé.
L’une des spécificités de l’initiative est de donner la délégation des tâches aux communautés qui ont dépisté auprès des ménages et a pu atteindre 50% de dépistage communautaire.
« Nous avons de 216 cas dépistés. Ce qui montre que la maladie était une réalité. Que c’était aussi une maladie communautaire », a-t-il indiqué.
Outre le dépistage, malgré les rumeurs qui circulent autour de la pandémie, les communautés ont fait des porte-à-porte pour expliquer aux ménages l’intérêt de la vaccination. Résultat : 96 000 personnes ont pu être vaccinées, a-t-il précisé.
« C’est une preuve qui montre que la communauté impliquée est prête en charge sa santé », a affirmé l’agent de l’OMS.
« Nous sommes parvenus à une stratégie novatrice qui devrait être implémentée dans d’autres régions en cas de réponse pour d’autres épidémies. L’approche s’est démontrée très satisfaisante et participante. Désormais, la communauté devra pendre une place de choix dans toutes les interventions sur la santé », a souligné le Dr Pomme Parciekle JOSE.
Le conseiller technique au ministère de la Santé, pour sa part, a expliqué que la mise en œuvre de cette approche avait coûté à l’OMS plus de 282 millions de F CFA pour la phase d’extension qui a été suivie de la première phase d’un montant 111 millions de FCFA.
« Cette initiative est en parfaite cohérence avec les différents plans de prévention et de réponse à la COVID-19 du Mali, notamment dans ces principaux axes à savoir : la surveillance épidémiologique, la prévention et lecontrôle des infections, la prise en charge médicale, la communication sur les risques et la vaccination », a affirmé le Dr DICKO.
Elle vise, dit-il, à contribuer à la réduction des cas et des décès dus à la COVID-19 grâce à la recherche active à travers la détection précoce en vue de rompre la transmission dans ces zones d’interventions.
Selon lui, l’approche a permis d’appuyer la communication des risques, l’engagement communautaire, la prévention et le contrôle des infections dans les communautés concernées à travers la mise en place des réseaux de leaders communautaires dans 25 Districts sanitaires.
« L’autre intérêt de cette initiative est de contribuer à la vaccination contre la COVID-19 afin d’atteinte les objectifs nationaux d’immunisation », a ajouté le conseiller technique.

PAR SIKOU BAH

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