L’Hôtel Granada (ex hôtel de l’Amitié) a abrité, le samedi 10 octobre 2026, la cérémonie de lancement du livre de Oumar Diallo, intitulé Manuel contre la corruption, la délinquance économique et financière. Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie, notamment le représentant de la marraine, Mme Tata Touré ; le président de séance, Moctar Ousmane SY ; l’ambassadrice du manuel, Adam Sidibé ; le substitut du procureur de la Commune I Moussa Guindo et l’ancien ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Maouloud Ben Kattra.
Ce livre a pour objectif de mieux faire comprendre les dangers de la corruption et de la délinquance économique et financière. Il vise aussi à sensibiliser les citoyens à la protection des biens publics et à encourager une gestion transparente des ressources du pays.
Dans son discours, la représentante de la marraine, Mme Tata Touré, a expliqué que soutenir cette initiative est plus qu’un honneur. C’est aussi une manière de soutenir toutes les personnes qui luttent pour protéger les ressources du pays et défendre l’intérêt général.
Elle a félicité l’auteur pour son travail et salué toutes les personnes qui ont participé à la réalisation du livre. Elle a souhaité que le manuel soit lu, partagé et utilisé par le plus grand nombre. Selon Tata Touré, cet ouvrage peut aider les citoyens à mieux connaître leurs droits et leurs responsabilités, mais aussi à comprendre l’importance de l’honnêteté et de la transparence dans la gestion des affaires publiques.
Prenant la parole, le président de séance, Moctar Ousmane Sy, a rappelé qu’il est impossible de construire un Mali développé sans lutter sérieusement contre la corruption.
Pour lui, la corruption ne se résume pas à des chiffres. Elle détruit la confiance, affaiblit la justice et menace l’avenir des jeunes générations. Il a également expliqué que les détournements d’argent public causent de grands dommages au pays.
Il a invité les Maliens à lire et à partager le manuel afin de mieux comprendre le problème.
M. Sy a rappelé que la lutte contre la corruption ne concerne pas seulement les dirigeants. Pour lui, chaque citoyen doit s’intéresser à la manière dont l’argent public est utilisé.
Il a insisté sur la nécessité pour les responsables publics de rendre compte de leur gestion et d’utiliser les ressources de manière transparente et efficace.
De son côté, Adam Sidibé ambassadrice du manuel, a expliqué que sa relation avec l’auteur a commencé sur Facebook avant de devenir une collaboration autour des questions d’éthique et de civisme.
Elle a rappelé que l’éthique ne doit pas rester une simple idée, mais doit se traduire par des actes dans la vie quotidienne. Adam Sidibé a souligné que la transparence et le contrôle des projets financés par l’État sont importants pour lutter contre les mauvaises pratiques.
Selon elle, ce manuel présente les règles de manière accessible et permet de mieux comprendre les liens entre le droit, l’économie et l’administration. Il peut ainsi aider les citoyens et les responsables à mieux connaître leurs devoirs.
À son tour, l’auteur Oumar Diallo, juriste de formation et collaborateur d’avocat, a expliqué que l’idée d’écrire ce livre est née de ses réflexions sur les problèmes de la société.
Il a rappelé une célèbre phrase attribuée à John F. Kennedy, qui invite chaque citoyen à se demander ce qu’il peut faire pour son pays.
Pour Oumar Diallo, la corruption et la délinquance économique et financière sont des problèmes que les Maliens peuvent combattre s’ils unissent leurs efforts.
L’auteur a également invité chacun à examiner son propre comportement au lieu d’accuser uniquement les autres. Selon lui, chaque citoyen doit se demander s’il contribue, directement ou indirectement, à la corruption et comment il peut participer à son recul.
Pour sa part, le substitut du Procureur Moussa Guindo a rappelé que la corruption est un grave problème pour l’économie malienne. Il a souligné que certaines infractions économiques et financières sont difficiles à établir, ce qui rend nécessaire une meilleure connaissance des lois.
Selon lui, mettre fin à la corruption demande beaucoup d’efforts et une action collective.
Par AT
