Le fondateur de Think-Thank Afrikajom Center, Alioune Tine, a demandé, le lundi, à la Cedeao et à l’Uemoa d’annuler toutes les sanctions et de créer les conditions d’une action diplomatique pour le retour du Mali, du Burkina et du Niger au bercail. Au même moment, l’ancien ministre de la Côte d’Ivoire, Alain Lobognon, témoigne son désaccord.

Les chefs d’Etat et du gouvernement doivent se réunir le 24 février à la faveur d’un sommet extraordinaire qui, selon plusieurs sources, aura pour objectif d’examiner les sanctions prises contre le Niger suite au renversement du Président Mohamed BAZOUM, tout en le maintenant en détention.

Selon plusieurs sources, ce sommet extraordinaire pourrait lever des sanctions imposées contre ce pays jugées injustes et humaines, à l’instar de celles qui avaient été prononcées contre le Mali.

En attendant l‘issue, des personnalités de la sous-région sont partagées entre le maintien et la levée de ces mesures.
« La Cedeao et l’Uemoa n’ont qu’à annuler toutes les sanctions et créer les conditions d’une action diplomatique pour le retour du Mali, du Burkina et du Niger au bercail. La rupture n’arrange pas du tout les peuples de l’Afrique de l’Ouest. Quitte à refonder la Cedeao. L’Union fait la force », a indiqué Alioune Tine sur X (anciennement appelé Twitter).
Ces trois pays sous sanctions de la CEDEAO, après avoir créé l’Alliance des Etats du Sahel en septembre 2023, ont annoncé leur retrait de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Ce retrait sera effectif le 29 janvier, selon le président de la commission de la CEDEAO conformément aux textes de l’Organisation.
En revanche, Alain Lobognon, ancien ministre de la Côte d’Ivoire, est opposé à toute levée de sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa à l’encontre du Niger, du Mali et du Burkina Faso, membres de l’Alliance des États du Sahel.
Selon l’ancien ministre ivoirien des Sports, cette action affaiblira la Cédéao. En effet, Alain Lobognon met en garde contre le risque de créer un précédent néfaste pour l’État de droit au sein de la CEDEAO. De plus, il souligne qu’une telle démarche rendrait difficile de retenir d’autres pays au sein de ces organisations qui pourraient demander à les quitter au nom des intérêts de leurs citoyens. Aussi, il alerte sur le fait qu’il n’est pas judicieux de se fragiliser internement pour le bien-être des autres.
L’ancien cadre du GPS de Guillaume Soro est catégorique : soit ces pays respectent les règles des organisations régionales, soit ils choisissent de les quitter.

PAR SIKOU BAH

 

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