Après avoir purgé une peine de deux (2) ans de prison, l’imam Bandiougou Traoré a retrouvé sa liberté ce jeudi 10 septembre 2026. Chaleureusement accueilli par ses proches et ses fidèles, l’imam, devenu populaire sur les réseaux sociaux, avait été inculpé par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, à la suite de propos tenus lors de l’un de ses prêches, pour atteinte au crédit de l’État.
Il lui était notamment reproché des propos tenus sur la gouvernance et le comportement de certaines femmes militaires, lors d’un prêche. Dans son intervention, l’imam avait vivement critiqué l’habillement de certaines femmes au sein des Forces armées et dans les milieux sportifs.
Cette affaire n’était pas une première pour Bandiougou Traoré. En l’espace d’un an, le prêcheur avait déjà eu affaire à la justice.
Le 4 janvier 2024, il avait été interpellé puis placé sous mandat de dépôt. Ses prêches, largement relayés sur les réseaux sociaux, dénonçaient notamment la mauvaise gouvernance, les coupures d’électricité et l’utilisation de fonds liés à un événement à Kayes.
Lors de ce premier procès, il avait été poursuivi pour « incitation à la violence » et « trouble à l’ordre public ». Le tribunal l’avait condamné à 18 mois de prison, dont deux mois ferme et 16 mois avec sursis, ainsi qu’à 500 000 FCFA d’amende. Il n’avait finalement passé que deux mois en détention avant d’être libéré.
Après cette deuxième libération, l’imam Bandiougou Traoré a reçu une nouvelle voiture en cadeau.
PAR AMINA SISSOKO