Conformément aux autres pays du monde, le Mali a célébré ce jeudi 18 avril 2024, la journée mondiale de la santé qui marque également la date de création de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le 7 avril 1945.

Magnifié dans ses locaux au Mali, ce 76e anniversaire de la Journée de l’Organisation Mondiale Santé était placée sous le signe « Notre santé, nos droits ». C’était en présence de M. Christian ITAMA, représentant résidant de l’OMS au Mali ; de Abdoulaye GUINDO, secrétaire générale du ministère de la santé et du développement sociale ; Alou DICKO, Co-coordinateur du groupe de dialogue santé et en présence de plusieurs autres acteurs de la Santé.
Se prononçant sur le thème retenu, Christian ITAMA a indiqué que protéger son droit à la santé en tant que droit humain fondamental, signifie que chaque personne devrait avoir accès aux services de santé dont elle a besoin au moment et à l’endroit où elle est dans le besoin, sans que cela génère pour elle des difficultés financières.
Ainsi, a-t-il rappelé, bien que les efforts aient été réalisés, au moins 4,5 milliards de personnes ; soit plus de la moitié de la population mondiale, n’étaient pas entièrement couvertes par les services de santé essentiels en 2021.
Toutefois, plusieurs réalisations et progrès qui contribuent à l’objectif de la couverture de santé universelle ont été réalisées dont : la construction des centres de dialyse ; la protection des pupilles de la république et des orphelins avec la prise en charge médicale gratuite ; la promotion de la médecine traditionnelle, etc.
Avant de clore, le représentant de l’OMS au Mali a rassuré que l’Organisation contournera a appuyer le Mali dans ses efforts dans la gouvernance sanitaire afin de poursuivre la lutte contre la discrimination et les inégalités en matière d’accès aux soins de santé.
Pour sa part, Alou DICKO, Co-coordinateur du groupe de dialogue santé, a estimé que cette journée était l’occasion pour le groupe de dialogue santé de mener des réflexions bien orientées vers les défis auxquels le système de santé du Mali est confronté et d’agir collectivement pour renforcer les droits à la santé pour tous en dehors de toute considération basée sur l’appartenance socio-culturelle et religieuse, la classe sociale, le genre ou le statut sanitaire.
Les Partenaires techniques et financiers réaffirment leur soutien aux efforts du Gouvernement du Mali, à travers le Ministère de la Santé et du Développement Social, pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, la lutte contre la maladie, l’harmonisation des financements du secteur pour des actions à haut impact, le renforcement de la production de données probantes à travers la digitalisation et le système d’information sanitaire, a- rassuré le Co-coordinateur du groupe de dialogue santé.
Abdoulaye GUINDO, quant à lui, a déclaré que la santé est un droit humain fondamental, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui proclame que « toute personne a droit, à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé et son bien-être, ainsi que celui de sa famille ». Il a expliqué que ce droit était aussi reconnu dans la constitution de la République du Mali promulgué le 22 juillet 2023.
Malgré les mécanismes de protection sociale au Mali, plusieurs personnes ont des limites par rapport à ce droit fondamental, en raison de la pauvreté, de la discrimination, de la marginalisation ou de l’injustice sociale.
Ainsi, le représentant du ministre a suggéré aux acteurs de la santé de s’engager solennellement à garantir que chaque individu, quelle que soit sa situation sociale, économique ou géographique, puisse exercer son droit à la santé ; en investissant dans des systèmes de santé solides et accessibles à tous.
Également, en assurant les services de qualité qui répondent aux besoins de chacun, et œuvrer pour des politiques publiques qui favorisent la santé et l’équité.
Cette journée a aussi été marquée par la remise de matériels médicaux au département de la Santé par l’OMS.

PAR AMINA SISSOKO

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