En application de l’arrêté interministériel interdisant l’importation, la distribution, la vente et l’usage de la chicha ou tout autre appareil similaire sur toute l’étendue du territoire national, qui est entrée en vigueur ce mercredi 15 février 2023, la Direction de l’Office central des stupéfiants, à travers ses antennes de Bamako, a effectué une patrouille avant-hier soir. Cette descente sur le terrain a mobilisé plusieurs éléments de l’OCS avec à leurs têtes, le lieutenant-Colonel Siliman SANGARE, Chef de renseignements et des opérations par intérim de l’OCS.

Cette descente musclée sur les chichas clubs a été soldée par l’arrestation d’une cinquantaine d’individus et la saisie d’un important lot de matériels. Donc fini le délai de grâce donné par les autorités aux importateurs, aux distributeurs, aux vendeurs et aux consommateurs de la chicha au Mali afin qu’ils se conforment à la loi.
En effet, à travers un arrêté interministériel en date du 15 août 2022, le gouvernement a interdit l’importation, la distribution, la vente et l’usage de la chicha sur toute l’étendue du territoire national à partir du 15 février 2023.
Selon les termes de l’arrêté interministériel “toute personne qui se rend coupable de la production ou l’importation de la chicha ou tout autre appareil similaire, est punie d’un emprisonnement de 1 à 10 jours et d’une amende de 300 à 18 000 francs F CFA”.
Par ailleurs, ajoute l’arrêté, toute personne reconnue “coupable de la commercialisation de la chicha ou tout autre appareil est punie d’une amende de 300 à 10 000 francs CFA”. Aussi, l’arrêté interministériel précise que tout individu qui se rend coupable de l’usage de la chicha ou tout autre appareil est puni d’un emprisonnement de 1 à 10 jours et d’une amende de 300 à 10 000 francs CFA.
Un délai de grâce de 6 mois avait été donné aux commerçants évoluant dans ce secteur afin qu’ils prennent les dispositions nécessaires et se conformer à la loi. Mais, selon plusieurs observateurs, les acteurs du domaine semblaient prendre à la légère cette mesure d’interdiction de la chicha. C’est en cela que l’on constate que les chichas clubs continuaient de fonctionner normalement comme si de rien n’était.
L’on se rappelle qu’au lendemain de la mesure d’interdiction annoncée par le gouvernement, le Collectif des distributeurs de la chicha au Mali avait convoqué une rencontre urgente.
L’objectif de cette réunion était de plaider auprès des autorités du pays pour d’éventuelles réglementations ou une alternative à l’activité des milliers de jeunes qui vivent de la vente de la chicha à travers notre pays.
De son côté, la direction générale de l’Office Centre des stupéfiants (OCS) avait multiplié les séances de sensibilisation auprès des distributeurs, vendeurs et consommateurs de la chicha afin qu’ils puissent se conformer à l’arrêté interministériel interdisant la vente, la distribution et la consommation de ce produit jugé toxique.
Aussi, l’OCS a sensibilisé les acteurs du domaine à chercher un métier de substitution à ces pratiques avant l’application de l’arrêté.

PAR MODIBO KONE

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