Quelques semaines après la réouverture officielle de la COMATEX par le Président de la transition, les files se concordent enfin pour produire des jolies étoffes qui brandissent symboliquement la souveraineté économique de la région de Ségou, qui considère cette usine comme un patrimoine régional. Cette relance redonne espoir à 1300 personnes qui étaient en chômage depuis trois ans. Elle constitue aussi une opportunité pour d’autres personnes de façon indirecte.

Désormais, la sirène de la COMATEX retentit chaque matin et soir dans la ville de Ségou, comme au bon vieux temps. Ce bruit qui fait partie du quotidien des Ségoviens depuis des années est perçu comme une lueur d’espoir par ces centaines de chefs de famille qui misent sur une stabilité financière.
Après des centaines de balles de pagnes imprimées à l’effigie de la biennale artistique et culturelle de Mopti, la COMATEX est en train d’imprimer d’autres pagnes qui agrémenteront la fête de la journée panafricaine des femmes, que le Mali célèbre chaque 31 juillet, à l’instar des pays africains.
Joint au téléphone par nos soins, c’est sous le bruit des machines que Noumoury KANTE, du collectif UNTM- CSTM de la COMATEX, nous assure que trois équipes sont déjà à pied d’œuvre pour rassurer les demandes de différentes organisations et groupements de femmes et celles du gouvernement. Il n’a pas tari d’éloges pour remercier le gouvernement de la transition pour cette relance effective de la COMATEX.
« Nous avons commencé le travail avec une très grande satisfaction. Tout est mis en place pour que les travailleurs soient dans de bonnes conditions pour un résultat à la hauteur des souhaits et des demandes des clients. Vous-mêmes vous avez dû constater la qualité des tissus. Cela est dû à la disponibilité de toutes les matières premières nécessaires pour la confection des pagnes. Nous remercions le gouvernement de la transition pour la promesse tenue. Au nom de tous les travailleurs de la COMATEX, nous disons un grand merci à Assimi, au Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA. Nous espérons que la sirène de la COMATEX sifflera pendant de longues années », a-t-il souhaité.
Il a par ailleurs rappelé que les 200 millions de salaires impayés ont été intégralement payés avant le démarrage effectif de l’usine
Rappelons que dans le cadre de la mise en œuvre des solutions proposées pour la COMATEX, un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’État d’environ 6 milliards de francs CFA a été mis en place. Ainsi, le ministre de l’Économie et des Finances avait informé le Conseil des ministres du Plan de relance de la Compagnie malienne des Textiles. Cette décision est le fruit de plusieurs mois de tractation entre l’entreprise chinoise COVEC et les autorités de la transition. Ainsi, l’objectif du gouvernement de mettre en marche cette grande unité de textile qui emploie plus d’un millier de Maliens vient d’être atteint.
Notons que la Compagnie malienne des Textiles participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de la valeur ajoutée et des emplois. Après deux ans de discussions et de tractations avec l’entreprise chinoise COVEC, qui voulait une liquidation pure et simple de la COMATEX, le gouvernement malien avait décidé de traduire son partenaire en justice, pour sauver cette entreprise.
L’objectif de cette décision du gouvernement malien était de trouver un redressement judiciaire pour permettre aux employés de la boite de regagner leur boulot, comme l’avait promis le Premier ministre, à la faveur d’une visite à Ségou.
Au finish, le gouvernement a eu gain de cause au grand bonheur des travailleurs et des Maliens qui optent pour le consommé malien, pour incarner le ‘’Mali Kura’’

PAR CRHISTELLE KONE

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