Notre pays a abrité du 5 au 6 décembre l’atelier de lancement officiel du Projet d’Amélioration de l’Environnement propice à la Gestion Durable et Equitable des Ressources en Eau (PAGERE) dans le bassin de la Volta couvrant 6 pays.

Le Secrétaire général du ministère de l’Énergie et de l’eau, Djooro BOCOUM, a procédé à l’ouverture des travaux en présence des membres des délégations venues du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Sénégal et du Togo.
Soutenu par la Banque africaine de développement à hauteur de plus 2 milliards de FCFA, ce projet entend renforcer le mécanisme de gestion équitable et durable des ressources en eau du bassin de la Volta d’une superficie de 460 000 km2 regroupant environ 20 millions d’utilisateurs.
Source de conflit, la gestion harmonieuse de la Volta recouvrant 6 pays éviterait les tensions entre les communautés sous pression à cause notamment des changements climatiques, du stress hydride.
S’exprimant lors de cet atelier, la représentante de la Banque africaine de développement a salué les différents gouvernements pour les efforts consentis pour faire la gestion durable et équitable des ressources en eau une réalité.
Ce projet d’une durée de deux ans vise, a-t-elle indiqué, à répondre au besoin d’informations et de connaissances sur les ressources du Bassin, à favoriser la planification globale du développement et de la gestion de l’eau dans le bassin et à soutenir un accord sur l’avancement du projet de barrage de Noumbiel, deux éléments importants pour remédier la fragilité et renforcer la résilience dans les pays du bassin de la Volta.
« Le bassin de la Volta couvrant 6 pays offre des ressources en eau inégalement réparties entre celui-ci », a relevé la représentante de la BAD, soutenant que sur certaines parties du bassin, il n’existe aucun ouvrage hydraulique de stockage ou de mécanisme de gestion contrôlée de l’eau. Conséquence : des populations environnantes sont privées des bénéfices significatifs du bassin.
Selon elle, la réalisation d’un barrage au profit de ces populations permettra la valorisation des terres, l’accès à l’énergie électrique, la création d’activités productives dans le domaine de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage…
Ainsi, dans la zone de réalisation du barrage de Noumbiel (Burkina Faso, Ghana, Côte d’Ivoire), le nombre de producteurs bénéficiaires de l’impact à moyen et long terme est estimé à 160 000 et les retombées rejailliront sur toutes les populations. Quant à la production d’électricité, elle est estimée à 303 GWhs et bénéficiera à environ 10 millions d’habitants du Bassin. Ces résultats contribueront à l’avancement de l’agenda de l’intégration régionale.
« La portée politique et économique d’un tel ouvrage n’est plus à démontrer. C’est pourquoi j’exprime mes vœux sincères de voire les conditions réunies pour sa réalisation », a soutenu la représentante de la Banque africaine de développement.
Bâti sur trois axes, PAGERE entend également remédier la fragilité et renforcer la résilience dans les pays du bassin de la Volta.
« Cet atelier est l’occasion pour nous d’améliorer notre connaissance sur le projet et de l’approprier en vue d’une implication soutenue de chacun des acteurs dans sa mise en œuvre », a expliqué le chef de la délégation du Burkina Faso.
Lançant les travaux, Djooro BOCOUM s’est dit convaincu que la maitrise et la gestion durable vont renforcer la résilience de la population face aux effets du changement climatique.
Il a espéré que les recommandations et les fortes propositions de l’atelier permettent de renforcer davantage le dispositif

PAR SIKOU BAH

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