Alors que la confiance attend d’être restaurée entre les mouvements armés signataires de l’Accord et le gouvernement, la CMA dans un communiqué rendu public ce lundi 7 août reproche les forces armées maliennes de s’attaquer à sa base avancée de Foyta, la semaine dernière.

La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), en froid avec les autorités de la transition depuis plusieurs mois. Ce qui justifie d’ailleurs la suspension des travaux du Comité de suivi de la mise en œuvre de l’Accord. Ce lundi, le mouvement a encore accusé la partie malienne, après avoir, dit-il, fait des recoupements sur l’attaque de Foyta, dans la région de Tombouctou.
En effet, le 4 août dernier, entre 2h et 3h du matin, des assaillants à bord de véhicules lourdement équipés ont attaqué un poste avancé situé à une dizaine de Km de la base, ont relayé plusieurs membres de la CMA.
L’attaque, ont-ils affirmé, a fait 2 morts et le véhicule du poste emporté.
Selon les renseignements que la CMA dispose, l’attaque odieusement préméditée a été menée « par les Forces armées maliennes et leurs supplétifs de Wagner ».
Face à cette attaque, la CMA conclut qu’il s’agit d’une remise en cause délibérée du cessez-le-feu du 23 mai 2014 et des arrangements sécuritaires.
« La CMA dénonce une fois de plus l’attitude belliqueuse du gouvernement et prend la médiation internationale à témoin des conséquences que pourrait engendrer cette attitude de va-t-en-guerre », indique le communiqué de la CMA au moment où le processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix est dans l’impasse.
Le gouvernement n’a pas encore réagi à l’accusation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).
Entre les parties signataires de l’Accord, les relations sont tendues par de profondes divergences, notamment sur le contenu de la nouvelle constitution adoptée par référendum, la non-implication sinon la non consultation des membres du groupe armé sur des questions d’intérêt national (notamment le retrait de la MINUSMA). Ce, en dépit de la libération en juillet dernier par le gouvernement des membres de la CMA arrêtés par les FAMa.
À ces problèmes s’ajoute le bicéphalisme au sein du GATIA. Une partie de ce groupe est dirigée par Youssouf Ag Mohamed, et l’autre partie par Fahad Ag Almahmoud accusé d’avoir dévié le mouvement de sa ligne de conduite.

PAR SIKOU BAH
Baba SISSOKO (stagiaire)

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