L’examen et l’adoption des rapports technique et financier du réseau depuis la 5ème Assemblée générale ordinaire tenue à Kakanitchoé au Bénin ; l’adoption du 3ème plan quinquennal 2023-2027 ; et le renouvellement des organes de gouvernance du réseau, tels étaient les points inscrits à l’ordre du jour de la 6ème Assemblée générale ordinaire du Cadre régional de concertation des organisations des producteurs de Riz du ROPPA (CRCOPR/ROPPA), tenue les 5 et 6 décembre 2023, à Bamako.

L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du directeur national de l’Agriculture non moins le point focal de la stratégie nationale de développement de la riziculture, Diakaridia COULIBALY. Celui-ci avait à ses côtés le président du Cadre RIZ/ROPPA ainsi que des délégués des plateformes venus des pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment le Sénégal, le Mali, le Benin, le TOGO, la Guinée CONAKRY, le Ghana, le Burkina FASO, le Niger, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, la Gambie et la Guinée Bissau.

Cette 6ème Assemblée générale ordinaire était placée sous le theme : « la durabilité de la filière riz en Afrique de l’Ouest dans un contexte de multiples crises (climatiques, sécuritaires, inflation, géopolitique…) : enjeux pour la souveraineté / sécurité alimentaire et l’intégration régionale ».

La tenue de cette 6ème Assemblée générale du CRCOPR-ROPPA s’inscrit dans l’application des principes et valeurs qui fondent sa vie associative et son fonctionnement à savoir : le respect rigoureux de ses dispositions statutaires et une culture de redevabilité qui constituent les points cardinaux de la gouvernance du CRCOPR/ROPPA; une tenue régulière de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) pour assurer le renouvellement de sa vision et de ses orientations stratégiques en vue de s’assurer qu’elles sont toujours bien en phase avec les évolutions des défis et enjeux auxquels font face les exploitations familiales rizicoles et notamment ceux liés à leur environnement (socio-économique, politique, environnemental et culturel).
Cette Assemblée générale, selon les initiateurs, vise à consolider la vie associative du réseau, son cadre institutionnel et organisationnel et renforcer son efficacité dans la mise en œuvre de sa mission de défense des intérêts de ses membres et la promotion des exploitations familiales rizicoles de la région Ouest africaine.
Il s’agissait de quatre objectifs spécifiques qui sont visés à savoir : faire le bilan des réalisations et de l’évolution du CRCOPR/ROPPA depuis 2020 dans le cadre de l’exécution de son plan quinquennal ; informer et de sensibiliser les membres du réseau sur des questions stratégiques majeures et les défis actuels auxquels la riziculture ouest africaine est confrontée à travers le partage d’expérience ; adopter le 3ème plan quinquennal pour renforcer la performance et l’efficacité du CRCOPR/ROPPA dans la mise en œuvre de sa mission et enfin renouveler les membres des organes statutaires de gouvernance du CRCOPR/ROPPA.
Mahamadou Hassane, président du Cadre RIZ/ROPPA, a rappelé que cette Assemblée générale ordinaire couronnait l’évaluation des réalisations des années 2020 à 2023 et les projections de l’année 2024 qui s’approchait à grand pas. Il a informé que le Cadre régional avait décidé de respecter son engagement à travers l’organisation de cette rencontre statutaire avec le peu de moyen qu’il disposait.
Enfin, le Président du CRCOPR/ROPPA a invité les délégués à participer activement et objectivement aux travaux d’examen des points d’ordre du jour afin qu’ils puissent aboutir à des décisions et recommandations pertinentes pour la bonne marche de leur Organisation.
Pour sa part, le représentant de la Direction nationale de l’Agriculture, Diakaridia COULIBALY, a fait savoir que le Mali avait une longue et riche expérience en matière de riziculture. Raison pour laquelle, dit-il, le Gouvernement a entrepris de vastes chantiers pour le développement de la riziculture à travers l’initiative Riz en 2008. A cela s’ajoute, selon Diakaridia COULIBALY, l’élaboration des documents cadres tels que les différentes stratégies nationales de développement de Riziculture, les politiques de subventions des intrants et tant d’autres initiatives allant dans le sens de l’intensification des aménagements pour booster la production et la productivité du riz au Mali.

Par SABA BALLO

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