Les enseignants des écoles privées menacent de prendre en otage le mois de décembre. Un mot d’ordre de grève qui va à l’encontre de la volonté du Syndicat libre des enseignants des écoles privées du Mali (SY.L.E.E.P.Ma). En effet, au moment où cette faitière des enseignants du privé appelle les promoteurs d’écoles privées à suspendre leur grève, en cours depuis le 6 novembre dernier, sa section dans la ville de Fana prévoit un arrêt de travail de 360 jours, en décembre.

L’information a été donnée à travers un préavis de grève des syndicats libres des enseignants des écoles privées du Mali (SY.L.E.E.P.Ma) section Fana, adressé aux promoteurs d’écoles privées de l’Académie d’Enseignement de Dioïla, ce lundi 20 novembre 2023.
Comme seule revendication, les enseignants des écoles privées de Fana demandent le respect du paiement du taux horaire de 2 000 F CFA.
Selon les enseignants, ce taux relève du procès-verbal conclu entre le Syndicat et les promoteurs depuis le 13 novembre 2022 relatif à la permanence et au paiement du taux horaire fixé, qui n’a jusque-là fait l’objet d’aucune réaction pratique.
Le syndicat indique que les promoteurs s’étaient engagés à leur en faire une proposition concrète depuis janvier 2022.
Ainsi, pour pousser ces promoteurs à respecter leur engagement, les enseignants des écoles privées de Fana ont décidé d’observer une série de grèves de 360 heures.
Ladite série de grève est répartie du lundi 4 au vendredi 8 décembre ; du lundi 11 au vendredi 15 décembre et la troisième semaine commencera du lundi 18 au vendredi 22 décembre 2023, renouvelable jusqu’à la satisfaction totale, dit-on.
Toutefois, force est de penser que cette grève au lieu de trois semaines s’étend intégralement à un mois. Ce mois qui sera pris en otage par les enseignants des écoles privées de Fana programme les examens et ensuite les congés du premier trimestre qui se dérouleront du 23 décembre au 1er janvier, selon le calendrier scolaire 2023-2024.
Comme une deuxième épine dans les pieds du gouvernement, cette grève s’ajoute à celle des promoteurs des écoles privés qui n’ont toujours pas trouvé un terrain d’entente avec la partie gouvernementale.
En tout cas, espérons que ces deux séries de grève qui opposent enseignants et promoteurs d’une part, et d’autre part, promoteurs et gouvernement, soient solutionnées dans un bref délai, afin d’éviter une éventuelle perturbation du programme du premier trimestre 2023-2024.

PAR AMINA SISSOKO

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