La salle de conférence du gouvernorat du district de Bamako a abrité, le samedi 10 février 2024, les travaux de l’Assemblée Générale extraordinaire de l’union technique de la mutualité (UTM). Cette assemblée extraordinaire a débouché sur le renouvellement des organes, notamment le Conseil d’Administration.

Parmi les points inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre, il y avait la validation du rapport morale et financier du conseil d’administration sortant ; l’adoption des nouveaux textes de l’UTM, conformément à sa nouvelle structuration ; la mise en place du bureau du nouveau conseil d’administration ; et enfin la commission de contrôle.
Aux termes des travaux, Hassane BORE de la mutuelle Benkan est le tout nouveau président du conseil d’administration de l’Union Technique de la Mutualité Malienne composé de 15 membres. Il est secondé dans cette mission par le lieutenant Issa DIARRA de la mutuelle de la Garde Nationale.
Au cours d’un entretien, le mardi dernier, le Directeur général de la l’UTM, Issa SISSOUMA, a affirmé que le mouvement mutualiste se portait bien au Mali à l’horizon de l’opérationnalisation du régime d’assurance maladie universel (RAMU).
Il ressort de son propos que dans le cadre de la mise en œuvre du RAMU, les mutuelles sont censées couvrir plus de 78% de populations maliennes.
Malgré cette ambition, les mutuelles, a-t-il fait savoir, souffrent aujourd’hui du retard accusé dans la mobilisation des ressources de l’Etat et de ses partenaires.
«Nous espérons que les dispositions seront prises pour mobiliser ces ressources publiques afin que nous puissions opérationnaliser les mutuelles. C’est un dispositif qui a la force de renforcer la résilience des populations face aux crises multidimensionnelles que le pays traverse.», a plaidé M. SISSOUMA.
En termes de perspectives, il s’agira pour la direction de la mutuelle de s’atteler au basculement des données des populations actuelles vers la base de données unique qui va gérer l’ensemble des abonnés.
Il s’agira également de procéder au renforcement des capacités des acteurs des mutuelles afin qu’ils puissent participer convenablement au dialogue politique sur la protection sociale, notamment de leur extension.
Par ailleurs, l’UTM ambitionne de renforcer son partenariat avec les organisations professionnelles du secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’artisanat, sans oublier le secteur informel.
«Quel que soit ce que les autorités vont mettre en place, tant que le côté de la santé n’est pas résolu, ces efforts risquent d’être limités. D’ailleurs, on dit souvent qu’il n’y a pas pire ennemi de l’homme que la maladie», a-t-il déclaré.
Selon lui, l’investissement dans le capital humain est le plus sûr pour le développement. C’est pourquoi, il a invité les autorités à accompagner les secteurs informels vers la mutualisation.
Dans son discours marquant l’ouverture de la cérémonie, madame Dembélé Fadima THIAM, vice-présidente de l’ancien bureau de l’UTM avait souligné que la crise que traversait notre pays avait permis de constater les vertus de la solidarité dont la Mutualité en est l’incarnation dans le renforcement de la résilience de la population.
Lors de la dernière assemblée générale ordinaire de l’UTM, a-t-elle fait savoir, la structure avait engagé un processus de restructuration qui visait à adapter les services du mouvement aux différents enjeux et défis de l’extension de la protection sociale au Mali.
«Le développement des mutuelles est aussi tributaire de la résolution des difficultés que le pays a connues et qui ont impacté sur les ressources mobilisées. Le partenariat entre l’Etat et l’UTM s’est concrétisé en 2002 à travers une convention qui se met en œuvre avec des difficultés ces dernières années. Le rôle de l’UTM en tant qu’acteur de la société civile aux côtés de l’État pour les grands chantiers de la protection sociale n’est plus à démontrer», a-t-elle ajouté.

Par Abdoulaye OUATTARA

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