Bien que le ministre KASSONGUE ait annoncé des mesures énergiques contre la pratique de l’esclavage par ascendance lors de la 52ème session du Conseil des Droits de l’Homme à Genève le 16 avril dernier, les auteurs de ces actes semblent être indifférents aux décisions de gouvernement. Tel est le cas dans la localité Nematoumaye, région de Nioro du Sahel où un homme du nom de Oumar KONATE qui a été battu dans la nuit du 5 au 6 mai a succombé à ses blessures quelques jours après à l’hôpital Gabriel Touré.

La mauvaise nouvelle tombée dans la nuit du 10 au 11 mai 2024, le militant anti-esclavagiste soninké, Oumar KONAT, n’a pas se remettre de ses blessures par coups.
En effet, ce jeune homme de 34 ans avait construit une maison qui lui servait d’habitat pour son berger. Or, selon nos informations, les partisans de l’esclavage par ascendance qui détienne la chefferie avaient interdit le pâturage aux troupeaux Oumar. C’est ainsi que, ce dernier, parti construire une autre maison à la périphérie du village pour le berger, a été malheureusement détruite par les acteurs de l’esclavage par ascendance.
Expliquant les fait dans une interview, Yaya KONATE, frère ainé du défunt, explique que Oumar, après avoir appris la nouvelle, s’est rendu sur les lieux où il a été pris à partie par un groupe d’hommes détenant des fusils et armes blanches, qui l’on battu pour mort avec des lésions au niveau de la tête.
Il a indiqué que la victime a été transportée, la même nuit, à l’hôpital de Nioro puis évacué au CHU Gabriel Touré où il a séjourné avant de succomber à ses blessures.
Selon nos sources huit (8) personnes ont été interpellées par la Brigade de la Gendarmerie de Nioro.
Aussi, Yaya KONATE a laissé entendre que les autorités communales n’ont jamais interféré dans cette histoire qui dure depuis longtemps.
« Avec tous ceux qui se disent sur l’esclavage par ascendance, si ce n’est cette tuerie, jamais aucun auteur n’a été arrêté dans notre village » a-t-il affirmé ; tout en indiquant que même s’ils sont frappés par ces personnes et qu’ils portent plainte, cette plainte se retournera contre eux.
« Les autorités communales quant à eux n’ont jamais levé le petit doigt pour suspendre cette pratique » a-t-il accusé.
Pour sa part, Cheick Oumar YARA, président de la paix sociale au Mali a fait savoir qu’il a été arrêté trois fois juste pour avoir dénoncé cette pratique.
Puisqu’ils ont tout essayé pour y mettre fin, le président de la paix sociale n’a d’autre alternative que de continuer a invité la population au respect des lois.
Rappelons que Oumar KONATE est la septième victime en milieux soninkés à perdre la vie à cause des violences perpétrées liées à l’esclavage par ascendance Depuis 2020, sans oublier les milliers de personnes déplacées ou chassées de leurs villages pour refus de ses sinistres coutumes esclavagistes.

PAR AMINA SISSOKO

 

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