À seulement une semaine de la rentrée des classes, une menace sérieuse pèse sur le bon déroulement de l’année scolaire. Le Collectif National des Enseignants Communautaires Non Intégrés (CNECNI) vient de franchir un pas décisif en déposant un préavis de grève illimitée sur la table du Ministre de l’Éducation Nationale, le Dr Amadou SY SAVANE.

Exaspérés par le retard persistant dans la signature de l’arrêté d’intégration à la Fonction Publique des collectivités, les enseignants communautaires haussent le ton. 

Cette action radicale fait suite à ce que le collectif qualifie de « retard persistant » dans la finalisation et la signature de l’arrêté d’intégration des enseignants communautaires. Depuis des années, ces éducateurs dévoués constituent l’épine dorsale de la scolarisation dans les villages et hameaux les plus reculés du pays, souvent au prix de sacrifices personnels immenses.

Dans sa correspondance adressée à la tutelle, le CNECNI rappelle une réalité poignante : « Sans salaire digne, sans statut, sans reconnaissance, mais avec amour pour les enfants du Mali, nous avons tenu debout les écoles de nos terroirs. Aujourd’hui, l’angoisse est grande. » 

Le retard accumulé engendre des doutes et une souffrance profonde pour des milliers de familles d’enseignants à travers le territoire national.

Les 3 propositions de sortie de crise de la base :

1. Intégration totale et définitive de tous les Enseignants Communautaires du Mali dans la Fonction Publique des collectivités.

2. À défaut, signature immédiate de l’arrêté portant intégration des cinq (5) dernières années en attendant la suite.

3. À défaut encore, création d’un statut particulier des Enseignants Communautaires en attendant la finalisation du processus global.

Alors que l’appel au dialogue et l’espoir placé en les autorités ministérielles se confrontent à cette impasse administrative, la balle est désormais dans le camp du Ministère. L’arbitrage du Dr Amadou SY SAVANE est plus que jamais attendu pour éviter une perturbation majeure de l’année scolaire qui s’annonce.

Par Abdoulaye OUATTARA

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