La salle de conférence du Centre du secteur privé à l’ACI 2000 abrite, du 24 au 25 septembre, les travaux du séminaire annuel de l’Association Malienne des Expulsés (AME). Organisé avec le soutien financier de Medico International et de Pain Pour Le Monde, ce rendez-vous traditionnel réunit chaque année des acteurs étatiques et des organisations de la société civile pour mener un plaidoyer renforcé sur la thématique migratoire.
Pour l’édition 2026, l’AME a retenu un thème crucial : « Impact de la dette et des changements climatiques sur la migration : enjeux et stratégies d’adaptation ».
Objectif : contribuer à réduire la vulnérabilité des populations maliennes face aux conséquences néfastes de la dette publique et du dérèglement climatique.
Dans son mot introductif, le représentant de l’AME, Bahiry TRAORÉ, a rappelé que le Mali demeure un pays à forte tradition migratoire, agissant à la fois comme pays de départ, d’accueil et de transit.
Cependant, les départs massifs observés ces dernières années sont de plus en plus alimentés par le poids étouffant de la dette sur l’économie nationale et par la dégradation de l’environnement, qui fragilise les moyens de subsistance ruraux.
Au cours de ces deux journées d’interventions et de réflexions, le séminaire s’articule autour de trois objectifs spécifiques : renforcer les capacités de l’ensemble des participants sur les mécanismes alternatifs d’adaptation et de lutte contre les effets néfastes de la dette et du changement climatique, en lien direct avec la migration ; inciter les décideurs maliens à s’impliquer davantage dans la recherche de solutions durables face aux risques combinés de la dette et du climat ; formuler des recommandations concertées pour alléger les souffrances des populations directement affectées par ces phénomènes.
Les travaux devraient déboucher sur la publication d’un rapport de recommandations stratégiques à l’attention des autorités étatiques et des partenaires internationaux.
À l’ouverture des travaux, le président de l’AME, El Hadji Ousmane DIARRA, a mis l’accent sur les enjeux globaux et nationaux actuels, spécifiquement le changement climatique, le problème de la dette et les questions de migration.
Selon lui, ce sujet fait écho au thème abordé lors du Forum social mondial à Cotonou sur : « Migration, changement climatique et dette ».
Au terme des travaux, a-t-il expliqué, des experts finaliseront un document axé sur le réseautage au niveau national, associant la société civile, le gouvernement et les acteurs de la migration. Pour ce faire, une réunion de cadrage finale est prévue dans environ deux semaines au bureau de l’AME.
Par Abdoulaye OUATTARA